mercredi 11 novembre 2015

Albanie - Berat



Albanie - Berat

Nous quittons le nord du pays pour nous diriger vers le centre du pays. L''Albanie n'est pas très grande mais la qualité des routes la rend un peu plus grande !!!

L'Albanie mesure 320 Kms de long pour 70 à 150 Kms de large (à peine plus grand que le Caillou calédonien - Gros bisous à tous nos amis du Caillou).

Nous décidons d'éviter la capitale, Tirana, trop encombrée par la circulation. Nous empruntons l'autoroute, pas vraiment de différences avec une nationale !!!

Nous passons Durres, sa pollution industrielle et visuelle (bétonnage du littoral).

Après Durres, nous prenons la route la direction de Berat, joyau albanais, la ville "aux mille fenêtres".

Berat est une ville étape pour le voyageur qui se rend dans le sud du pays, car elle est située au centre du pays et nichée dans un méandre de la rivière Osum.

Gorica et ses mille fenêtres
Berat est surnommée la ville "aux mille fenêtres" par allusion aux façades de ses maisons (quartier de Mangalem ou de Gorica). Il est impossible de ne pas tomber sous le charme de ces maisons blanches, aux ruelles biscornues et édifices religieux de toute religion. Malgré ses atouts, Berat est encore méconnue des touristes mais les albanais ont pris conscience de la valeur de leur ville et le tourisme tend à se développer.

La MONTÉE !!!
En plus de ces délicates maisons blanches, Berat est surmontée d'une superbe citadelle à laquelle on y accède à partir du centre ville, par une longue pente raide et glissante, ne laissant passer qu'un seul véhicule. La rue est pavée et le jour de notre montée vers notre lieu de villégiature, elle était sèche, donc atténuant notre risque de glissade. Heureusement, il nous a suffit d'actionner le bouton magique de Traction+, dès les premiers signes de dérapage, pour monter cette pente.

Nous nous sommes installés sur le parking d'une taverne située au niveau de l'entrée de la citadelle. Le tavernier, conscient de l'attrait touristique de sa ville, permet, contre espèces sonnantes et trébuchantes, aux camping-caristes de séjourner sur son terrain. Nous mangerons à sa table tous les repas, tant les prix proposés sont attractifs (entre 4 et 5 euros par personne par repas).

La taverne d'Engjell
Le tavernier, Engjell (ange en albanais) est très accueillant et sympathique, comme tous les albanais rencontrés. En plus de chaque plat commandé, il nous apporte d'autres spécialités locales pour qu'on les goûte. Il nous offre plusieurs verres de raki (fait maison) et nous fait découvrir son raki noir (du raki dans lequel il fait mariner des noix avec leur brou). A chaque repas, nous sortons plus que repus et le remercions, à la fin du séjour, d'une bonne bouteille de vin français qui traînait au fond de nos placards.

Même si l'Albanie est musulmane de confession, la boisson nationale est le raki (eau de vie de marc de raisin) et le porc est un aliment de base de l'alimentation albanaise (qu'ils consomment généralement en barbecue). Ils sont aussi musulmans que nous sommes catholiques (c'est à dire plus culturel que croyants !!!).

Même si nous apprécions toujours la bonne chère et le bon vin, nous sommes aussi venus à Berat pour visiter.

Entrée de la citadelle

Dans la citadelle

Séance d'arts Visuels !!!

Rue dans la citadelle
Deux visites à la citadelle nous ont permises de mieux apprécier les détails de la citadelle dont une citerne vieille de 1 400 ans et qui alimentait la citadelle en eau.

A l'intérieur, de la citadelle, il ne faut pas manquer la visite du musée Onufri, l'un des plus beaux musées du pays (dixit les guides touristiques français). Ce musée est aménagé dans l'église de la Dormition-de-la-Vierge, une église datant de 1797.

Musée Onufri
A l'intérieur du musée, il s'y trouve une des plus belles collections d'icônes du pays. Bien sûr, toutes les icônes de leur fonds ne sont pas exposées puisqu'ils ont encore plus de 600 icônes à restaurer. L'église possède aussi une iconostase en bois richement décorée et datant de 1806. L'entré de ce musée et de 200 lek (1.44 euros) par adulte puisque les enfants ne paient pas.

Tiens j'ai un bonnet !!!


Nous rencontrons dans une ruelle de la citadelle une petite dame qui nous interpelle. Elle vend des confitures faites maison ainsi que des ouvrages en laine qu'elle tricote elle-même. Elle nous invite à rentrer dans sa maison (une de ces fameuses maisons blanches "aux mille fenêtres"). Elle nous offre un café et nous décidons de lui acheter un pot de confiture de prune ainsi que deux bonnets en laine pour Florine et Baptiste. Il est dommage que nous ne connaissions pas l'albanais (sauf merci - "faleminderit" - qu'Engjell nous a appris) car nous aurions sûrement appris beaucoup avec cette p'tite dame du cru. Nous la quittons enchanté de cette rencontre pour poursuivre notre périple dans Berat.

Le quartier de Mangalem
Nous avons aussi flâné dans les quartiers de Mangalem et de Gorica pour nous "perdre" dans les ruelles des ses maisons "aux mille fenêtres". A la sortie d'une église orthodoxe, nous sommes invités à rentrer à l'intérieur par les paroissiens qui quittent l'office du dimanche. L'église est fort belle et les paroissiens semblent heureux d'accueillir des touristes qui s'intéressent à leur patrimoine matériel et spirituel.

Berat moderne vue d'en haut
Puis enfin, pour terminer notre visite de Berat, nous visitons aussi le centre ville en contrebas de la citadelle. Une large avenue piétonne aux normes occidentales (cafés, terrasses, restaurants, magasins de mode et autres lumières capitalistiques) accueille le chaland. Seulement, vous commencez à nous connaître à force de nous lire, ce n'est pas ce qui nous intéresse. Nous poursuivons au-delà de l'allée piétonnière, pour emprunter le "Boulevard République". C'est une suite d'échoppes où nous trouvons de tout pour pas cher (habits de seconde main venus d'Italie, outillage d'occasion, chinoiseries en tout genre, ...), le vrai visage de la vie albanaise avec ses maigres ressources. Le boulevard n'a de boulevard que le nom, puisqu'il est un immense chantier, du moins le pense-t-on quand on voit l'état de la chaussée. En fait il n'y a aucuns travaux en cours, excepté la recherche d'une fuite d'eau qui rend la chaussée un peu plus boueuse d'heure en heure.

Citadelle by night

Toujours by night, mais plus jolie !!! 
C'est donc le ventre plein, les yeux éblouis que nous repartons de Berat pour nous diriger vers le sud, mais avant nous voulons passer par le site antique d'Apollonia.

lundi 9 novembre 2015

Albanie - Préjugés et contrastes



L'Albanie - Préjugés et contrastes

Comment aborder l'Albanie ?

Par la route, mais dans quel état sont elles ?

Route répertoriée par Jacqueline (la route n'est pas en travaux !)
Les routes sont à l'image du pays au sortir de leur période communiste, désastreuses !!! Il faut savoir slalomer, comme les autochtones le font si bien. Les routes principales sont en bon état, voire un état moyen. Les routes se résument souvent à une succession de nids de poules, entrecoupée de rafistolage de goudron, de fuites d'eau ou encore de partie en parfait état. Cet état de fait nous permet de mieux apprécier le paysage car les infrastructures routières ne nous permettent que rarement de dépasser le 60 km/h.

Comment aborder l'Albanie ?

Par la route, bien sûr me direz-vous, mais par la route et ses conducteurs ?

Pour conduire en Albanie, oubliez tout ce que vous avez appris en passant le permis et faites tout ce qui est interdit !!! Vous verrez on s'y fait rapidement. Faites fi des limitations de vitesse, des stops, des priorités et autres contraintes de votre liberté routière. Finalement, vous verrez on roule très bien sans toutes ces contraintes. Pour apprécier encore mieux votre nouvelle conduite, déplacez vous au centre des villes que vous traversez. Il y règne un ordre que, nous occidentaux, n'avons pas encore découvert, mais qui produit un effet de crispation et de sueur de la part du conducteur et du copilote.

Comment aborder l'Albanie ?

Par la route, on le sait déjà, ses conducteurs, on en a parlé, de ses préjugés ?

L'albanais, avec l'image qu'il colporte, ne doit pas être abordé avec les préjugés que trop souvent nous trimballons. Nous en avions tellement entendu et lu sur l'Albanie, que nous voulions en avoir le coeur net et se faire notre propre idée. Toutefois, tous les tour-de-mondistes passés par ce pays en ressortent enchantés. Nous espérons faire partie de ceux-ci.

25 minutes d'attente pour entrer en Albanie
Dès le passage de la frontière, nous sommes accueillis par de grands signes de salutations et quelques bonjours (en français dans le texte).

Nous décidons de passer par Shkodër, grande ville du nord du pays. Séparée de quelques kilomètres de la frontière et encore pas très aux faits des coutumes routières, nous nous lançons à l'assaut de la citadelle de Shkodër. Crispation et sueur au volant, nous font reculer et prendre la route principale qui mène à Tirana.

La faim se faisant sentir, nous nous arrêtons dans un restaurant sur le bord de route. N'ayant pas de Lek (monnaie albanaise), nous demandons si nous pouvons payer en euros. Cela ne leur pose pas de problèmes. Nous mangeons et buvons pour moins de 5 euros par personne. Le personnel est très sympathique et accueillant. Nous ressortons repus et reprenons la route en vue d'un lieu de villégiature pour la nuit.

Nous prenons la direction de Shengjin (malgré le nom, ce n'est pas en Chine mais bien en Albanie et veut dire St Jean - Shen = Saint - Gjin = Jean).
Nous trouvons une plage moins jonchée d'ordures que les autres. Ah oui, j'avais oublié de le préciser, le tri sélectif et/ou la collecte des déchets n'existent pas ou alors sont encore peu développés. Les bords de routes, les plages, les terrains vagues sont autant de décharges à ciels ouverts.

Une plage "propre" (par rapport aux autres)
Donc, nous trouvons une plage avec moins d'ordures que les autres endroits et nous nous installons pour une nuit de camping sauvage. Cette plage, sous l'ère communiste était fréquentée par les officiers de l'armée populaire. Maintenant, c'est une plage publique ouverte à tous avec en saison des paillotes ou autres échoppes saisonnières. Mais à notre arrivée, il ne reste plus que les détritus de la saison(voire des saisons précédentes) !!!

Coucher de soleil

Ordure de l'ère communiste

Demandeurs d'asile en Albanie - migrants
Nous passons tout de même une bonne nuit réparatrice après cette première journée dans cet ordre inconnu, mais qui mérite d'être découvert et connu.

Cetinje - Ulcinj



Impression balkanique - Volume 7 - Cetinje - Ulcinj

5h du mat', je claque des dents, je monte le son ou alors, il est 5 heures Paris s'éveille !!!

Tout ça pour dire que nous sommes réveillés à 5h par les cloches du monastère qui sonnent à toute volée, certainement le réveil des moines pour assister au premier office de la journée.

Nous claquons un peu des dents car la nuit en montagne en cette saison n'est pas  des plus chaudes de l'année !!!

L'église à côté du monastère orthodoxe
Nous tentons tant bien que mal de nous rendormir, mais le mal est fait (venant de moines, j'suis que c'est un complot - lol !!!).

Nous nous levons finalement de bonne heure puis nous faisons l'école avant de repartir à l'assaut de la ville.

L'ancien  palais royal
Nous arpentons la ville, découvrons les édifices de son passé royal (le palais royal, les ambassades - dont la France et la Grande Bretagne - les chapelles) et repassons vers le monastère (nous pour le maudire), mais encore une fois pour l'admirer.

Ce monastère a été détruit de nombreuses fois et l'édifice actuel date de XVIIIéme siècle. A chaque fois, le monastère détruit a été reconstruit encore plus grand que l'ancien et cela grâce aux moines mais aussi grâce à la ferveur populaire.

Nous en profitons aussi pour acheter quelques produits locaux dont du miel excellent.

Puis nous prenons la route vers la côte, où il fait meilleur. Nous quittons les montagnes monténégrines pour nous relancer sur la route côtière.

Nous ne prenons pas la même route qu'à l'aller,et celle que nous empruntons est moins "amusante" que celle de la veille, en effet c'est une nationale à double chaussée. Toutefois, la descente vers la côte est tout aussi impressionnante car la mer et les montagnes se côtoient.

De ce côté ci, la côte est bétonnée et pas intéressante, sans grand intérêt pour tout dire.

Nous décidons de nous arrêter dans un camping pour un ou deux jours. Le premier camping sélectionné est fermé (alors qu'il devrait être ouvert). Nous poursuivons notre route vers un autre camping (qui devrait être fermé) qui est ouvert.

Seuls au bord de la plage
Nous posons Antipode au pied de la plage.

Trois, deux, un, partez ...... lâchage de fauves !!!
Après-midi récréative
Nous lâchons les fauves en culotte et en slip sur la plage, le temps d'une après midi récréative sur le sable monténégrin. Le temps est merveilleux et agréable pour la saison. Nous en profitons aussi pour faire le ménage et la lessive (à la main, à l'ancienne !). Le rédac en chef en profite aussi pour faire travailler ses muscles en avalant quelques kilomètres de pistes.

Nous sommes seuls dans le camping avec l'ensemble des installations à notre disposition. C'est chouette le hors saison !!!

Tout le camping à disposition pour faire sécher le linge
C'est en regardant le coucher de soleil que nous programmons notre prochaine étape, un pays qui fait peur, fuir ou envie : l'Albanie.

Voilà une étape que nous attendons depuis longtemps.

mercredi 4 novembre 2015

Les remparts de Kotor et l'ex-capitale Cetinje





Impression balkanique - Volume 6 - Les remparts de Kotor et l'ex-capitale Cetinje

Après notre nuit sur le parking de Tivat, nous roulons en direction de Perast.

Perast est une ancienne ville avec un passé glorieux où au XVIIème siècle, il y mouillait plus d'une centaine de bâtiments de guerre ainsi que de nombreux bâtiments de commerce et de pêche. La population se montait alors à plus de 6 000 habitants.


Perast au petit matin
De nos jours, cette bourgade n'est vivante qu'en été. Elle attire de nombreux touristes car ses eaux sont claires et cristallines. De plus, c'est à Perast que se trouve les deux îles ayant chacune dessus un édifice religieux (un orthodoxe et un catholique romain).

Nous profitons du beau temps pour déambuler dans les rues désertes du village. Le soleil illumine les façades et rend l'eau encore plus claire. En nous promenant, nous envahit peu à peu un sentiment de calme et de sérénité. En cette saison, point de touristes seulement quelques autochtones en train de préparer leur journée de pêche. De plus, en nous, persiste toujours cette impression de lac de montagne avec les filets de brumes matinales encore accrochés à la surface de la mer.

Matin d'automne sur la baie de Risan
Nous regagnons Antipode pour filer vers Kotor, seconde étape de la journée.

A Kotor, nous nous garons sur un parking gardé proche de l'entrée de la vieille ville, classée au patrimoine mondial par l'UNESCO.

Nous rentrons dans la vieille ville par la porte Ouest, la porte de la mer. A l'intérieur, s'ensuit une succession de palais, de ruelles et de monuments religieux. Le beau temps toujours présent, nous décidons de grimper jusqu'à la forteresse St Jean, la robuste forteresse de Kotor, une des merveilles de l'architecture de fortification du Moyen-Âge. Les remparts furent construits progressivement entre le IXème et XIXème siècle. C'est une enceinte ininterrompue autour de l'ancien centre urbain et le rocher à pic du Mont St Jean, sur lequel se trouve la forteresse.

Église orthodoxe
Mais avant de tenter l'aventure des remparts de Kotor, nous visitons une splendide église orthodoxe avec une iconostase immense. C'est le premier édifice religieux orthodoxe que nous visitons depuis le départ.

Le départ pour les remparts (4,5 km de long pour une largeur de 2 à 16 mètres) se fait près de l'église Ste marie. Nous commençons à monter, partant de l'altitude 0 (bord de mer), pour terminer notre ascension à l'altitude 260. La rampe qui nous sert à monter était autrefois la même qui servait à transporter les canons. A mi-chemin, se trouve l'église Notre Dame de la Santé (censée exaucée les voeux des malades). Puis le chemin continue, serpentant entre les petits forts et autres tours, qui sont autant de repères et de paysages à chaque fois plus grandiose.


Ça monte dur !!!
Au bout d'une heure, haletant, suant et langues pendantes, nous arrivons au Saint Graal de la matinée, un panorama à couper le souffle sur la baie de Kotor et les montagnes environnantes.

Kotor, sa baie et ses montagnes

Les remparts

Les Pokemons envahissent la forteresse St Jean
Un guide qui accompagnait deux touristes chinois, en profite pour discuter avec nous. Il nous explique que cela fait plus de trente ans qu'il n'était pas revenu ici. Il y habitait en étant enfant. Il nous explique que la montagne est pleine de chemins de randonnées sur lesquels il se promenait plus jeune. Il nous montre aussi une petite maison, que l'on pourrait croire abandonnée, mais qui est en réalité un restaurant où aucune route ne passe. Tous les transports de vivres et boissons se font à dos d'homme !!!

Nous redescendons les 1 350 marches plus vite que nous les avions grimpées (nos estomacs crient famine).

Nous nous restaurons sur place avec un plat de viande grillée et une pizza pour Florine.

Nous décidons ensuite de partir pour aller en direction de Cetinje, l'ancienne capitale à l'époque du roi du Monténégro.

La mer et la montagne se confondent souvent au Monténégro. Il suffit de quelques kilomètres pour passer du bord de mer au sommet d'une colline, voire d'une montagne.

Entre Kotor et Cetinje, il n'y a pas beaucoup de kilomètres "horizontaux" mais plusieurs mètres "verticaux".

Jacqueline, la p'tite dame du GPS, nous fait sortir de la route principale pour nous faire prendre une petite route qui rejoint une autre route plus grande. De suite, nous montons, nous montons sur une route à peine plus large qu'Antipode. Puis, nous rejoignons une autre route, où deux véhicules peuvent se croiser !!!

Les boyaux de Jacqueline
Au bout de 2 ou 3 kilomètres, nous quittons cette route pour emprunter "la route" pour Cetinje. C'est une petite route très pentue où deux véhicules ne peuvent se croiser, avec d'un côté le vide et de l'autre la montagne. C'est une succession de virages qu'Antipode gravit lentement mais sûrement. Les virages se succèdent, semblant ne jamais s'arrêter. En regardant le GPS, nous avons l'impression de visiter les boyaux de Jacqueline tant les virages sont nombreux et rapprochés. Au volant d'Antipode, Marc, en silence souhaite ne pas rencontrer de véhicules descendants. Puis vient une voiture en face. La route un peu plus large permet aux deux véhicules de se croiser. Premier test réussi. Une autre voiture, trop facile, puis une autre, mais bon sang ce n'est pas une route de montagne mais une autoroute !!!

Le chauffeur toujours concentré espère ne pas rencontrer de camion. Bien sûr en voilà un qui descend !!! Ce n'est pas grave, il suffit de s'arrêter au niveau d'un virage (qui heureusement sont plus larges). Nous croisons justement le camion au moment où nous allons nous engager dans le virage 12 ou 13 (les virages sont numérotés). Le croisement se passe sans encombre.

Quelques virages plus loin, nous nous retrouvons nez à nez avec un autre camion, mais cette fois-ci pas de virage, il est loin derrière nous !!! En avant pour la marche arrière sur une route large de 3,50 m avec une pente de 10% et le tout au volant d'un véhicule long de 7 m, large de 2,30 m et sans visibilité vers l'arrière !!! Finalement, la marche arrière se passe bien et tout le monde est content, le chauffeur du camion nous a remercié et le chauffeur d'Antipode a pu se décrisper !!!

Des montagnes à perte de vue
La récompense est au bout des virages. Nous débouchons sur ce qu'on peut appeler un col. Le spectacle est saisissant. A perte de vue des montagnes, plus ou moins pointues mais resplendissants sous le soleil d'automne.

Nous traversons des paysages de toute beauté, avec toujours ce sentiment de calme et de sérénité, comme si nous étions dans un autre monde, où le temps se serait écoulé plus lentement. Nous traversons des villages où fument les cheminées, où les habitants rentrent leur bois pour l'hiver. Nous sommes ailleurs dans une autre dimension, celle de la vraie vie, dure et sans cadeau pour ceux qui ne se donne pas la peine.

Souvenir d'un passé récent

Monastère orthodoxe
Nous arrivons sans encombre à Cetinje, l'ancienne capitale. Nous faisons un petit tour rapide du centre ville pour découvrir un monastère orthodoxe ainsi que les anciens bâtiments royaux, gouvernementaux et administratif de l'ancienne vie de Cetinje.

Nous nous sommes garés sur un parking public se trouvant au bout de la rue piétonne. Nous décidons de passer la nuit sur ce terrain de camping improvisé en espérant ne pas être réveillé trop tôt par les autres usagers qui sortent des bars alentours

Du Monténégro



Impression balkanique - Volume 5 - Du Monténégro

Dubrovnik (Croatie) - Tivat (Monténégro)

Dernier pays de l'ex-Yougoslavie que nous allons traverser. Ce petit pays est méconnu par rapport à ses voisins, pourtant, il recèle quantité de choses à voir et à faire.

Son nom vient d'un sommet surnommé "Montagne noire".

Nous passons la frontière et nous retrouvons les euros. Bien que n'étant pas dans la zone euro, ce pays a adopté l'euro comme monnaie.

Notre impression est contrastée, c'est le terme qui convient. Nous roulons le long de routes jonchées de déchets et autres décharges. Nous n'avons qu'une seule envie, fuir cet endroit pour filer en direction de l'Albanie.

Au fur et à mesure que nous nous éloignons de la frontière, nous découvrons un paysage fantastique où les montagnes côtoient la mer.

Vue de la baie de Risan
Nous entrons dans la baie de Risan (du même nom qui ville qui borde cette baie). Nous sommes saisis par la beauté du paysage. Les montagnes plongent dans la mer, donnant l'impression d'être un lac de montagne. Au loin, sur ce lac-mer, nous apercevons deux petites îles avec dessus, sur une, une église orthodoxe et sur l'autre une église catholique romain.

Une plage ...
Nous continuons notre route en direction de Kotor. Kotor est une ville ancienne avec un centre ancien et une forteresse. Comme nous ne trouvons pas de place pour nous poser, nous filons sur la ville suivante avec la ferme intention de revenir le lendemain pour visiter ce petit joyau coincé entre les montagnes et le lac-mer.

Entrée de la forteresse de Kotor
Nous arrivons à Tivat où nous trouvons un parking avec gardien qui accepte de nous laisser passer la nuit pour 5 euros.

Aussitôt installés, nous allons découvrir la ville. Elle se décompose en deux parties distinctes, une partie originale et une marina récente et moderne. Le contraste est saisissant, entre les embarcations locales et fonctionnelles et les yachts clinquants et moderne de l'autre. Toutefois, nous nous promenons dans les ports.

La plage de Tivat

Le port traditionnel
Nous apercevons un bar ouvert et en profitons pour déguster quelques produits locaux (bière et alcool de prune locaux). L'accueil étant chaleureux et cordial, nous décidons (vu les prix) de revenir le soir même pour nous restaurer.

La bière locale
Le soir venu, après avoir bu une bière dans un bar où durant l'happy hour la bière est à 1 euro, nous retournons dans le bar de l'après-midi.

Le serveur nous conseille de prendre du poisson frais, ce que nous faisons et nous adorons ce plat typiquement local.

Nous rentrons repus et passons une très bonne nuit sur notre parking, parés à passer une nouvelle journée de visite.

vendredi 30 octobre 2015

Du sud de la Croatie



Impression balkanique - Volume 4 - Du sud de la Croatie

Stobrec (Croatie) - Dubrovnik (Croatie)

Nous reprenons l'autoroute pour foncer ver Dubrovnik. Le camping va bientôt fermer ses portes pour l'hiver et nous voulons y être avant de se retrouver à la porte.

Nous quittons l'autoroute, du moins c'est l'autoroute qui nous quitte puisqu'elle se termine à Ploce. Nous retrouvons les routes nationales.

A la sortie de Ploce, à côté de Mektovic, nous trouvons plein d'échoppes le long de la route où des maraîchers vendent leur production. En montant, nous nous arrêtons vers un de ces producteurs et nous lui achetons quelques produits (fruits secs, ail et grenade). Il nous offre des mandarines ainsi que des pommes. Le panorama est splendide avec une vue sur la plaine maraîchère en contrebas.

Après cet arrêt, qui nous réconcilie un peu plus avec l'autochtone, nous poursuivons vers Dubrovnik. La route, toujours magnifique nous fait longer la côte Dalmate et emprunter pour quelques kilomètres le réseau routier de la Bosnie Herzégovine.

En début d'après midi, nous arrivons à l'unique camping survivant en cette saison. Le prix y est exorbitant (38,00 € pour une nuit et sans compter les enfants). Les prestations sont loin d'être à la hauteur du prix. Les emplacements prévus pour les camping-cars sont des emplacements pierreux et difficiles d'accès.

Comme nous ne resterons qu'une nuit et non deux, comme initialement prévu, nous nous dépêchons de prendre le bus (le n° 6 cette fois-ci) pour aller visiter la vieille ville.

Une des entrée de la citadelle
Le bus nous dépose au pied de la citadelle. Nous sommes tout de suite impressionnés par les remparts trapus et la grandeur de la citadelle. Nous prenons connaissance que des scènes de la série "Game Of Thrones" ont été tournées ici. La ville ne semble être qu'une coquille, un décor car elle a été refaite à 68% aprés "l'agression de l'armée yougoslave, serbe et monténégrine entre 1991 et 1992", comme on peut le lire sur certains panneaux où pour une fois les infos sont marqués aussi en français. L'allée centrale de la citadelle est une suite de magasins, restaurants et échoppes pour touristes. Comme d'habitude, nous sortons du chemin balisé et furetons derrière la vitrine touristique. Nous découvrons quelques endroits sympas mais surtout des venelles et ruelles puant l'urine et jonchées de détritus, le moyen âge n'est pas si loin.

Un décor de cinéma
La place touristique

Après les restaurants, c'est l'authentique

Le port de la citadelle

Hors des sentiers touristiques
Toutefois, même si on a l'impression de n'être que dans un décor de cinéma, la citadelle mérite le détour, pour le travail qui a été réalisé pour reconstruire le site.

Finalement, la Croatie mérite d'être vue car c'est un beau pays avec des paysages et des côtes à vous couper le souffle.

Heureusement que j'ai attendu pour écrire cet article, sinon je serais allé au lit bien avant et ce n'aurait été qu'une suite de plaintes !!!

Marc a aimé: les paysages contrastés (forêts au nord, côtes découpées du nord au sud).

Stéphanie a aimé : idem.

Florine a aimé : la pièce yougoslave trouvée dans un camping.

Baptiste a aimé : les jeux dans les campings.