jeudi 10 décembre 2015

J'ai 10 ans




 J'ai enfin 10 ans.

J'ai 10 ans et à force de rire, je vais finir par me faire pipi dessus !!!
Je n'ai pas souvent fêté mon anniversaire en France, celui-là ne déroge pas à la règle.

Tout d'abord, j'ai soufflé les bougies avec mes copines et leurs parents à l'intérieur d'Antipode. Nous avons partagé le gâteau entre petites routardes que nous sommes, enfants de la route, écolières du CNED.

Puis le lendemain avec mes parents et mon frère, nous sommes allés à la ville, nous nous sommes rapprochés de la civilisation.

Après avoir passé plusieurs jours en dehors de toute civilisation (comprendre hors d'une ville), le premier objectif est de trouver un cadeau.

Comme il fait beau, nous décidons de manger une glace. Nous trouvons un glacier et nous commandons une glace.

Non "Happy birthday"
Ô surprise, les bougies sont sur ma glace, mais pas le droit d'entonner le sempiternel "Happy birthday ...." chez le glacier.

Nous continuons notre ballade, attendant que les magasins ouvrent (ils ouvrent à 17h30 l'après midi en Grèce).

Thérapie comportementale : J'ai aussi mon camping-car
Au détour d'une rue, un magasin attire mon attention, il s'agit du magasin, THE magasin, lieu saint qui détient foultitude de jouets. J'en choisi un, un camping-car LEGO (une capucine).

A mes 10 ans !

A tes 10 ans !

Les musiciens, pas pop mais folk !!!
Le soir, nous allons manger au restaurant pour fêter mon anniversaire. En cours de repas des musiciens locaux animent notre soirée, puis finissent par entonner "Happy birthday Florine" (merci de leur avoir dit que c'était mon anniversaire).

Et maintenant le pope, pas musicien, ni folk !!!
En sortant, nous rencontrons deux popes et l'un deux accepte de poser pour mon anniversaire.

Finalement, c'est le plus bel anniversaire que j'ai eu.

Aujourd'hui, j'ai eu 10 ans.

La Grèce - Rencontre avec ............ (Une parenthèse attendue) !!!!



Nous nous installons sur la plage de Plaka pour manger et finalement, nous décidons de rester pour la nuit. Nous ne sommes pas seuls puisque d'autres "migrants par choix" (allemands, autrichiens, suédois) sont aussi installés.

Initiation à la pêche - méthode locale
Le butin du jour
Dans l'après midi, nous faisons la rencontre d'une famille française qui voyage autour de l'Europe. Ils font à peu près le même trajet que le nôtre mais dans le sens inverse. Partis depuis le 04/07, ils sont presque en milieu de voyage avec les interrogations sur le retour.

Les enfants font connaissance et vont jouer sur la plage. Florine est contente d'avoir enfin deux copines pour jouer avec elle. Baptiste suit le groupe de filles. Entre adultes, nous en profitons pour échanger des informations sur les pays traversés ainsi que sur les camping-cars.

Le port de Poulithra
Le lendemain, un garde-côte nous indique qu'il serait bon de quitter l'emplacement. En effet, le camping sauvage est toléré et comme il commence à y avoir pas mal de monde sur le même spot, les plus anciens sur le site doivent laisser aux nouveaux arrivants. Nous décidons de nous rendre dans le petit village voisin où nous avons repéré une plage. Nous voilà partis en convoi, les deux camping-cars, nous dirigeant vers le village de Poulithra à quelques 5 kilomètres de notre précédent lieu de villégiature. Nous nous installons en bout de plage, les 2 CC côte à côte. Les enfants sont contents car l'aventure jeux en pleine air avec d'autres enfants peut continuer.

Antipode et Sunny à la plage
Nous passons ainsi 2 jours à partager, à discuter de nos doutes, de nos choix, de nos interrogations quant à notre réinsertion dans une société que nous rêvons autrement. Ces échanges se terminent souvent autour d'un (ou deux verres) de spécialités locales issues de la vigne !!!

Comme nos routes sont opposées (eux descendent et nous, nous montons), nous devons nous séparer, certes avec regret car nous aurions bien fait un bout de route avec eux, tant nos échanges étaient fructueux et enrichissants. Mais avant de nous quitter, Florine souffle les bougies en compagnie de ses deux nouvelles copines.

Nous avons, tous ensemble ouvert une parenthèse qui nous l'espérons ne se fermera pas de sitôt !!! Petit clin d'oeil à notre famille de la route !!!

Au détour d'une rue

Le faste de l'église orthodoxe
Acronauplie
Nous finissons par nous quitter et nous partons en direction de Nafplio (Nauplie en français). Nous posons Antipode sur un parking où le camping est toléré (dans la limite du raisonnable, pas de déballage de tables, chaises et autres attributs du campeur). Un tour de la ville nous laisse présager de bons moments à passer dans cette charmante station balnéaire aux airs de Barcelone. Lors de ce tour de ville, nous profitons du marché pour acheter quelques fruits et légumes (50 centimes le kilo de kaki, 40 centimes le kilo de mandarines, 1 € le kilo d'aubergines ou de tomates, ...). En fin d'après midi,  nous visitons une église orthodoxe et dans une autre, nous assistons à une messe orthodoxe. Les édifices religieux sont fastueux et entretenus, ce qui n'est pas le cas de certains bâtiments officiels !!!

Visite nocturne de la ville
Le soir, nous fêtons, en famille l'anniversaire de la nénette. Un article spécial lui sera consacré.

Le lendemain, nous avons programmé une visite du site d'Epidaure. Situé à quelques 20 kms de Nafplio, nous partons de bonne heure pour profiter du site. Le temps est au beau fixe et nous faisons une agréable visite du site, profitant du peu de personnes lors de notre venue. Un article sera consacré à la visite de ce site.

En fin d'après midi, nous retournons sur notre parking à Nafplio car le lendemain, nous voulons monter à la citadelle de Nafplio. En nous promenant au pied d'Acronauplie, nous faisons la rencontre d'un couple de niçois et de leur petite fille qui sillonnent les routes d'Europe en fourgon

La citadelle vue du port
La citadelle est située sur la colline Palamède au centre de la ville et on peut y accéder de deux façons, soit par la route (mais moins marrant) ou à pied (plus marrant). Nous choisissons la deuxième voie. Il nous faut passer de l'altitude 0 à l'altitude 216 m (tiens cela nous rappelle une autre forteresse - celle de Kotor au Monténégro où il fallait aller jusqu'à l'altitude 260 m). Pour grimper jusqu'en en haut, nous gravissons les 857 marches qui nous emmènent jusqu'à la porte d'accès.

La place d'armes
La citadelle Palamède (Palamidi en grec) date de l'époque vénitienne, au 18ème siècle. C'est un ensemble de plusieurs bastions situés sur une colline qui domine la ville. A l'origine, la forteresse possédait 7 forts, 5 seulement subsistent aujourd'hui. L'entrée se fait par le bastion Andréas ou bastion des Vénitiens. Une fois la porte passée, nous débouchons sur une place d'armes au charme italien. Ce bastion possède une petite chapelle nichée dans un coin de la place d'armes. Puis nous empruntons une partie des remparts pour faire le tour des bastions encore debout. Le dernier bastion visité servait de prison pour les condamnés à perpèt' et les condamnés à mort.

Le bastion Themistocles, leur nouvelle cour de récréation
En descendant
Le panorama est saisissant. Nous dominons totalement la ville nouvelle et l'ancienne ville (Acronauplie que nous avions visité l'avant-veille). Notre regard porte jusqu'à la vieille citadelle d'Argos, distante d'une dizaine de kilomètres de Nafplio.

Arvanitia, promenade de l'après-midi
La descente est plus rapide que la montée. Nous nous reposons, puis en fin d'après midi nous continuons la visite de la vieille ville et plus principalement de la promenade d'Arvanitia. C'est un long chemin piéton qui longe la grande bleue et qui serpente entre les oliviers, les figuiers de barbarie et les pins. La douceur du temps et la chaleur, toute relative, de saison nous font profiter des senteurs du sud (odeur de thym et de pin chauffés). Nous prolongeons jusqu'à la plage de Karathona puis nous faisons demi-tour et rentrons par les petites rues éclairées car la nuit a fait place au soleil automnal.

La galerie à l’intérieur des remparts
Porte d'accès au palais
Après une bonne nuit de repos, nous partons de bonne heure pour visiter Tirynthe. Située à quelques kilomètres de Nafplio, ce site mycénien est classé au patrimoine mondial de l'humanité. Cet endroit est occupé depuis la préhistoire mais sa configuration définitive en acropole date de 1 200 av. J.C. Les remparts sont constitués d'énormes pierres savamment agencées. Impressionnés par les remparts, les anciens grecs croyaient qu'il s'agissait là de l'oeuvre des cyclopes. Même de nos jours, nous ne savons toujours pas comment ces remparts ont été bâtis (certains blocs pèsent 13 tonnes), tout comme on ne s'explique toujours pas comment ils les assemblèrent.

Nous poursuivons notre route pour faire une reconnaissance de notre prochain lieu à visiter, Mycènes.

En fin d'après midi, nous rentrons sur Nafplio pour reconstituer notre capital force afin d'aborder sereinement la prochaine de notre étape, Mycènes et Corinthe.

mardi 8 décembre 2015

La Grèce - Le sud du Péloponnèse - Mystras



Lessives finies et retour du beau temps, nous quittons le camping Finikes pour nous diriger vers Kalamata, grande ville du sud du Péloponnèse. Nous continuons à traverser la mer d'oliviers qui se font tondre par les paysans locaux. Nous sommes en pleine période de la récolte des olives, fruit merveilleux qui va donner une si bonne huile, comparse de la féta !!!

Mer et neige
Nous nous arrêtons à Messini pour passer la nuit et admirer la première neige qui recouvre le massif du Taigete (le plus haut sommet du Péloponnèse).

Le lendemain, nous traversons Kalamata (62 000 habitants et un joli nuage de pollution lorsqu'on est au dessus de la ville) et prenons la route en direction de Sparte (et de ses spartiates - les habitants, pas les chaussures). La route nous fait entrer en pleine montagne. Nous enfilons montée et descente, virages et lacets mais le paysage vaut la peine. Nous montons (la température descend), côtoyons des paysages à couper le souffle et des troupeaux de moutons et/ou de chèvres.

Après la mer, la montagne
Avant d'arriver à Sparte, nous décidons de nous rendre sur le site de Mystras. Exit les sites antiques, nous voilà dans une ancienne ville byzantine.

Jacqueline, notre GPS, nous envoie sur un chemin alors que nous voulons nous rendre sur le site. Finalement, nous lui coupons le sifflet et trouvons nous même le bon accès.

La visite de la ville se fait en deux temps, la partie basse et la partie haute. Nous entamons la partie basse, au pas de course car les sites ferment à 15h00 en hiver. Nous faisons quand même l'ensemble de la partie basse.

Maisons Byzantines
Mystras a vu le jour vers 1249 avec la construction d'une forteresse puis a atteint son apogée avec l'empire byzantin jusqu'à l'arrivée des Turcs en 1460. La vieille ville de Mystras a été habitée jusqu'en 1953, date où les derniers habitants ont été évacués vers la nouvelle ville de Mystras.

Fresque de St Dimitri

Fresque de St Théodore
Nous admirons divers édifices religieux tout aussi sublime les uns que les autres. Nous pouvons ainsi admirer des peintures du 13ème, 14ème et 15ème siècle dans différentes chapelles. Certaines chapelles sont faites selon le même plan que Sainte Sophie à Istanbul. Visiter Mystras, c'est monter et descendre tout en déambulant dans un passé, pour nous occidentaux, que ne connaissons pas ou peu !!!

Hodegetria

St Théodore
Un monastère est encore en service sur le site (le monastère Pantanassa), seul édifice où l'art gothique se mélange au byzantin. Des fresques du 17ème - 18ème siècle font aussi partie de l'ensemble.

La montée et les remparts du kastro

Sparte et la plaine
Enfin, nous regagnons Antipode pour rejoindre la porte principale afin de visiter la partie haute (constituée d'un château - kastro - et d'un palais  - palati). Nous montons au château par une montée raide et assez pentue. De là-haut, s'offre à nous une vue sur l'ensemble de la plaine entourant la ville de Sparte. Du haut du kastro, il est facile de distinguer les oliveraies et les orangeraies, la couleur du feuillage nous aidant. Cela nous permet de confirmer que nous traversons effectivement une mer d'oliviers, tant les oliveraies sont nombreuses.

Ste Sophie
L'heure de fermeture arrivant, nous nous hâtons de descendre du kastro pour aller visiter le palais. Malgré notre descente rapide, nous ne pouvons pas visiter le palais. Celui-ci est fermé au public pour rénovation !!! Comme il nous reste du temps, nous flânons et traînons aux alentours de la chapelle Sainte Sophie (Agia Sofia) - chapelle du palais.

Nous quittons le site et nous nous mettons en quête d'un lieu pour dormir. Nous trouvons une plage qui fera très bien l'affaire pour l'école et la nuit.

Le lendemain, nous continuons notre route et nous nous dirigeons vers la côte orientale du Péloponnèse.

Avant d'arriver à Leonidio
Nous faisons une nouvelle traversée de montagne avec des paysages encore plus formidables. La route nous fait traverser un village accroché à un flanc de montagne où il est impossible de croiser un autre véhicule, avec un itinéraire pour les voitures et un autre pour les véhicules plus gros. Nous grimpons et redescendons pour prendre un défilé où nous serpentons avec la sensation d'être tout petit par rapport aux montagnes qui nous entourent.

Au détour d'une rue de Leonidio

Plaka
Nos tours de roues nous emmènent à Leonidio, petite bourgade aux allures de village de montagne tout en étant près de la mer. Nous visitons le village puis nous partons nous installer sur la plage de Plaka, authentique petit port niché au bout d'une route bordée d'arbres fruitiers et d'oliviers.

vendredi 4 décembre 2015

La Grèce - Olympie



Chose promise, chose due, Olympie mérite son article.

Nous quittons Pirgos pour prendre la route d'Olympie; La vieille ville d'Olympie se trouve à une vingtaine de kilomètres de Pirgos.

Comme nous partons de Pirgos en début d'après midi, nous savons que nous n'aurons pas le temps de visiter le site le jour de notre arrivée sur les lieux (en basse saison, les lieux à visiter ferment à 15h).

En arrivant à Olympie, nous nous installons sur un parking. Puis nous faisons une visite rapide de la ville (une grande rue avec des magasins de souvenirs pour tous les goûts). Nous nous rendons sur le site antique pour vérifier que celui-ci sera bien ouvert le lendemain.

Comme le site et le musée seront ouverts le lendemain, nous programmons notre visite et informons les enfants, qu'à la place de l'école du matin, il y aura une sortie pédagogique sur le site antique d'Olympie, site des premiers jeux olympiques.

Alors que dire sur le site ?


Le gymnase
Le site est immense avec de nombreux monuments à voir ainsi qu'un musée avec les plus belles pièces trouvées sur place.

Le temple d'Héra

Le portique sud
Nous passons au moins deux heures à déambuler sur le site. Nos pas croisent ainsi le gymnase, le palaestra, le theikoleon, les bains et autres monuments.

Séance de lutte sur le stadium

Le 100 m antique
Au fur et à mesure de la visite, nous nous approchons du stade, endroit mythique où les athlètes étaient sacrés. Le stade pouvait contenir jusqu'à 45 000 personnes. Les enfants en profitent pour faire leur premier "jeux olympiques" en mimant un combat de lutte, un combat de pugilat et en effectuant sur le stade, une course.

L'entrée du stadium
Mais avant de rentrer sur le stade, il faut passer devant les 16 bases de statues où étaient inscrits les noms des tricheurs ainsi que le motif de leur tricherie.

Temple de Zeus et son jeune guide
Avant de quitter le site, il nous faut passer par le temple de Zeus. Ce temple est le plus important du site avec des colonnes énormes de style dorique (dimensions : 6 colonnes en façade pour 13 colonnes sur les côtés). Il a été construit entre 470 et 456 av. JC. Il faut savoir que ce temple renfermait une des sept merveilles du monde : la statue de Zeus chryséléphantine de 13,50 m  de haut.

Nous terminons par le prytanée, endroit où était conservé la flamme sacrée des jeux.

Puis nous nous dirigeons vers le musée (où les photos sont interdites) pour admirer les différents objets trouvés sur site.

Nous nous arrêtons plus particulièrement dans la salle 5, où se trouve une reconstitution des frontons du temple de Zeus. Cette reconstitution nous permet de mieux appréhender les dimensions du temple (puisque le temple a été détruit par plusieurs séismes).

Enfin au bout d'une matinée à explorer le passé, nous repartons d'Olympie émerveillés et décidons de poursuivre notre route en passant par les montagnes avant de regagner la côte.

La température chutant au fur et à mesure de notre promenade montagnarde, nous écourtons notre incursion pour rejoindre la côte.

La Grèce - Le Péloponnèse, la côte occidentale



Nous quittons l'Epire pour arriver dans le Péloponnèse. Cette partie de la Grèce est surtout réputée pour ses plages et ses sites antiques (sites que nous voulons visiter).

Nous allons partager notre temps entre ses deux types d'activités.

Nous traversons Patras, troisième ville du pays, puis nous nous mettons à la recherche d'un endroit pour passer la nuit. Nous finissons par arriver à Kato Alissos, non loin de la grande agglomération de Patras.

Les roues d'Antipode nous emmènent sur une petite route qui conduit à un camping, alors que nous cherchons un accès à une plage !!!

Arrivés aux abords du camping, nous croisons un autochtone, voisin du dit lieu de villégiature estival, qui nous indique dans un français/anglais que le camping est fermé mais que nous pouvons nous installer sur le terrain situé à l'extérieur du camping. Dans le même langage que lui, nous le remercions et nous nous installons à l'endroit indiqué.

Les cadeaux de Théo
Tout content, il nous offre des fleurs, puis des noix, des mandarines, des citrons et enfin une bouteille de vin de sa confection (du vin bio fait avec ses vignes et vieilli deux ans en fût). Les enfants remercient Théo en lui faisant des dessins (heureusement que sa fille parlait mieux anglais que lui, ce qui nous permis de mieux se comprendre).

Le magasin référence, présent partout en Europe !
Puis la route nous mène vers Kato Achaïa pour faire un plein en nourriture, denrées qui étaient devenues rares à l'intérieur d'Antipode.

En fin de journée, nous nous posons aux abords de la plage de Loutra Killinis. C'est une grande plage de sable fin, si fin qu'on dirait de la farine. Nous partageons notre campement avec un autre camping car français de la région lyonnaise.

Cet endroit à eu son heure de gloire à l'époque du régime des colonels puisqu'ils y avaient fait construire une station thermale. Depuis la fin du régime dictatorial, cette station a périclité.

Le port de Loutra Killinis
C'est l'occasion de grande promenade sur la plage et les dunes qui bordent cette plage, formant une superbe pinède. C'est à cet endroit, qu'un groupe de randonneurs qui rentrait de promenade décide de nous offrir un sac rempli de mandarines qu'ils avaient cueillis. Ce geste confirme que les grecs sont accueillants et sympathiques. Les enfants découvrent le bonheur de jeux simples puisque maintenant ils ont des épées et des arcs fabriqués par l'ancien antipodien de la team !!!

Au bout de trois jours, nous poursuivons en direction de Pirgos, grande ville sur la côte ouest du Péloponnèse.

De là, nous prenons la route pour Olympie (étape qui aura droit à son article), premier des grands sites antiques à voir dans le Péloponnèse.

Puis, d'Olympie, nous retournons sur la côte (pour nous réchauffer) afin de continuer notre descente vers le sud.

Promenade ventée sur la plage
Nous bivouaquons sur des plages ou des pinèdes, nous arrêtant dans des villes ou villages pour nous ravitailler en nourriture, en eau ou en gaz.

Bien que nous atteignions la fin du mois de novembre, le temps est toujours au beau fixe même si les baignades se font plus rares.

Nouveau sport : le beach hockey

Les Robinsons

La cabane sur la plage
Sur la plage de Romanos, nous trouvons même le temps de construire une cabane avec les morceaux de bois trouvés sur le plage. Exit les jeux DS et autres écrans, les enfants passent de plus en plus de temps à l'extérieur d'Antipode. Ils sont des robinsons sur une plage, dans leur cabane avec leurs épées et leurs arcs.

Avis de tempête chez les Robinson
Comme je l'ai marqué plus haut, nous sommes bientôt fin novembre. Le temps change subitement. Nous quittons notre plage de robinson pour aller nous réfugier dans la ville de Pilos. Cette ville, avec son port de pêche, sa place centrale et ses ruelles a tout d'une carte postale pour touriste. Nous nous installons sur le parking en attendant que les orages s'arrêtent.

Ruelle entre deux averses

Initiation à la pêche à Pilos

Le repas du soir ...
En fait, le mauvais temps s'est installé pour une semaine. Nous quittons rarement le camping car, seulement entre deux averses.

Nous continuons tout de même notre descente et nous nous dirigeons vers Kalamata. Nous nous arrêtons en cours de route dans un petit port protégé où les vagues et le vent sont moins forts.

Comme le beau temps est annoncé, nous nous dirigeons alors vers les rares campings encore ouverts en cette saison. Nous finissons par trouver un camping doté de washing machine (machine à laver). En effet, le linge sale commence à représenter un gros sac qui nous encombre (malgré les nombreuses lessives faites à la main). Nous faisons deux machines, nous étendons et souhaitons que le ciel (Zeus qui fait pipi d'après les enfants) arrête de se lâcher sur notre linge déjà trempé !!! Enfin, le troisième jour, les nuages sont partis et le soleil a refait son apparition. Nous faisons encore deux machines (programme rapide) puis nous étendons les draps et housses de couettes. En deux heures, tout est sec, ce qui nous permet de reprendre la route.

Durant cet épisode de "lessive au camping", Baptiste a fraternisé avec des petits italiens en voyage autour de l'Europe depuis 5 mois. Nous n'avons pas vu Baptiste de tout le séjour au camping. Il a joué tout le temps avec ses copains qui ne parlaient que l'italien et lui que le français.

La mer d'oliviers
Nous continuons à traverser des mers d'oliviers où émergent parfois des toits rouges. Les paysages sont magnifiques, que ce soit la mer ou la montagne.