mardi 29 mai 2018

Les sous sous hors des popoches !!!


Voilà, la date du départ approche et les derniers préparatifs nous obligent à accélérer la cadence (encore quelques babioles à acheter).

Le tri des dernières affaires sera fait ce week-end, ce qu'on emporte avec nous, suivant la liste préétablie (toujours pas de cocotte-minute sur la liste !!!) d'un côté, ce qui nous reste à vendre, ce qui nous reste à donner et ce qui va alimenter les bennes à ordures.

Nous n'emporterons finalement pas grand chose, il devrait nous rester de la place dans les sacoches, que nous remplirons pour la suite du voyage en Amérique du Sud.

Nous avons acheté les billets d'avion pour l'Argentine. Dans 5 mois, c'est le départ pour une nouvelle phase de notre aventure.

Les Vél'Antipodes sont prêts !!!
Vient maintenant l'heure du bilan ....... comptable !!!

Si nous avons économisé sur les kilos à transporter, nous nous sommes aussi délestés de quelques billets et piécettes !!!

Une fois que nous avons établi la liste du matériel que nous voulons acquérir pour partir sereinement, nous avons commencé à faire la tournée des sites et commerçants proposant ce qui nous intéressait.

La route, ça creuse !!!
Afin de faire des économies, nous avons aussi attendu les soldes avant d'effectuer les achats. Mais avant de faire les soldes, nous avons contacté les différents sites pour voir s' ils pouvaient consentir à nous faire une remise commerciale avant achat. Dans ces mails, nous leur avons expliqué notre projet, qui nous étions, ....

Certains sites nous ont répondu d'attendre les soldes car le matériel convoité allait être en solde (à nous d'être les premiers pour commander !!!).

On l'a fait cette vidéo !!!
Le Vieux Campeur nous a répondu que nous rentrions dans leur offre de sponsoring et nous accordait une remise proportionnelle au montant des achats effectués dans leurs magasins. Résidant en Bulgarie, difficile de trouver un magasin de leur enseigne !!! C'est dommage, mais bon à savoir.

Nous avons écumé le web pour trouver ce que nous voulions au prix que nous désirions. A grands coups de tableau Excel, nous avons fait des comparatifs pour trouver la perle rare, le site qui avait le matériel voulu avec le meilleur prix.

Le premier jour des soldes, nous nous sommes levés de bonne heure afin de commencer à passer les commandes.

Dernier essai avant le départ !!!
Voici la liste des sites que nous avons retenus pour commander notre matériel.

www.alpiniste.fr
Pour les matelas et 2 sacs de couchage

www.alticoop.com
2 sacs de couchage et tapis de sol pour les tentes

www.hollandebikeshop.com
Pour les sacoches et antivols

www.materiel-velo.com
Pour les cuissards

www.monrechaud.com
Pour le réchaud et la popote

www.rayonrando.com
Pour les sacs de compression

www.sportpursuit.com
Pour les sous-vêtements en mérino et cuissard

www.xxcycle.fr
Pour le menu matériel de vélo

www.armureriegontier.fr
Pour le Dazzer (sifflet ultrason pour faire fuir les chiens)

www.veloclic.com
Pour les vélos grande taille

www.eurecart.fr
Pour les USB2BYK (chargeurs à brancher sur les dynamos)

Vous allez finir car penser qu'il n'y a pas de magasins en Bulgarie. Nous n'avons pas tout commandé sur internet. Nous avons aussi acheté sur place, à Varna.

Il y a bien sûr l'incontournable D4 dans notre bonne ville de Varna. Après comparaison avec les magasins en France, nous trouvons certains articles moins chers qu'en France (soit une économie de 175 € par rapport à la France).

Le vélo de Baptiste a été acheté dans le commerce local ainsi que d'autres articles (gants, casques) dont le matériel vidéo, ce qui nous permet d'inaugurer notre chaîne Youtube avec une 1ère vidéo en mode essai action cam !!!

 Cliquez sur le lien pour voir cette vidéo => P'tite sortie sur les routes bulgares

De nombreuses babioles sont aussi achetées sur place. Nous avons pas mal de choses déjà en notre possession, ce qui nous permet aussi de faire des économies.

Pour conclure, cet article, peu passionnant mais qui peut se révéler utile, notre façon de procéder, et le fait d'habiter dans un pays où le coût de la vie est 50% moins élevé qu'en France, nous a permis d'économiser près de 3 000.

Chic !!! Depuis le début de l'article, je mets souvent en avant le fait que nous avons perdu des kilos et des euros, mais à la fin, nous en avons gagné !!! Cette somme non dépensée sur notre budget initial, nous a permis de commander nos billets d'avion pour Buenos Aires, non seulement les billets mais aussi les suppléments à payer pour les vélos.

Pique nique improvisé lors du dernier essai - village de Dolichté
Nous voilà maintenant plus légers, impatients de partir, d'ailleurs c'est pour bientôt, plus que 5 jours avant le grand départ.
Le paysage des premiers jours de nos coups de pédales

dimanche 20 mai 2018

Vél'Antipodes, sacoches et autres babioles



Pour courir le monde, nous avons maintenant les Vél'Antipodes, de superbes mécaniques faites pour avaler les kilomètres (tout dépend de l'état de nos fessiers et de nos mollets !!!). Mais il nous faut aussi du matériel pour charger nos belles montures.

Les Vél'Antipodes prêts au départ !!!
Nous avons nos vélos, ramenés non sans peine (cf D'Antipode aux Vél'Antipodes) et aussi notre matériel (ramené avec les vélos).

Après le choix des vélos, nous nous sommes attelés au choix du matériel, de ce que nous allons emmener avec nous en prenant en compte les capacités de chacun !!!

Nous faisons une première liste qui deviendra rapidement notre liste définitive, avec quelques articles en moins et très très peu en plus.

Exit le superflu, nous nous concentrons sur le nécessaire, seulement le nécessaire, n'est-ce pas les enfants ???
Pas question de rajouter l'ensemble de ce qui traîne dans vos chambres respectives !!!
On ne prend pas tout !!!

Je me fais violence, non, je n'emmène pas ma cocotte minute, mon instrument de cuisine fétiche qui était déjà avec nous dans le CC !!!

Stéphanie, de toute façon, a toujours été minimaliste dans la confection des bagages (lors de notre séjour à Istanbul, elle n'avait pas pris de pantalon de rechange pour Florine !!!).

"Tout ce qui est en sus sera porté par le propriétaire dudit objet !!!", sainte phrase couramment utilisé ces derniers temps, un peu plus maintenant que le départ approche.

Formule qui permet d'alléger les sacoches, nous en sommes maintenant largement adeptes.

Pour répartir le matériel, nous avons équipé les vélos de sacoches Ortlieb.

A remplir !!!
Les adultes, Stéphanie et moi, ont deux sacoches à l'avant (2 x 12,5 L) et deux sacoches à l'arrière (2 X 20 L). En plus, nous avons chacun un sac étanche Ortlieb sur le porte-bagage.

Florine n'a que des sacoches à l'arrière (Ortlieb 2 X 20 L) et un sac étanche de la même marque sur le porte-bagage. Vu sa fougue et sa volonté d'être toujours devant, nous pensons que l'ajout de deux sacoches à l'avant viendra un peu atténuer sa fougue et nous déchargera. Soit nous ferons poser un porte-bagage avant en cours ou lors de notre retour en France.

Baptiste n'a que deux sacoches à l'arrière (Ortlieb 2 x 12,5 L) et un petit sac étanche pour son sac de couchage sur le porte-bagage.

Tous les vélos sont équipés de sacoches de guidon. Pour les adultes, nous avons opté pour des modèles de 7 L et les enfants des modèles de 5 L, toujours de la marque Ortlieb.

Voilà pour les contenants, il ne reste plus qu'à y fourrer le contenu !!!

En ce qui concerne le bivouac, nous nous sommes décidés pour deux tentes MSR de 2 places chacune. Nous avons pris le modèle Hubba Tour 2 places. Elles sont rapides à monter et solides, d'après ce qu'on a pu entendre. Nous avons choisi ce modèle car il y a une abside assez grande qui nous permettra de faire rentrer notre matériel sans empiéter sur l'espace chambre et que le poids et les dimensions convenaient à nos besoins.

MSR Hubba Tour 2 P

Pliées, pas de place !!!
Pour la chambre, nous avons des matelas Thermarest autogonflants, toujours question de poids et de dimensions une fois pliés. Nous avons pris les modèles Pacific Trail et Trail Lite. Nous les avons testés, ils nous paraissent confortables, suffisamment pour dormir !!!
Pour les enfants, Pacific Trail

Trail Lite
Avec les matelas, nous avons des oreillers gonflables de chez D4 ainsi que de sacs de couchage en duvet (Valandré et Exped). Nous avons choisi des sacs assez chauds sur les conseils de cyclorandonneurs que nous avons reçus en octobre. En plus des sacs de couchage, nous aurons des sacs à viande en soie de chez D4.

Oreiller et sac à viande
Voilà pour les chambres. Mais avant de se coucher (ou de faire des galipettes !!!), il faut se restaurer. Nous avons eu du mal à trouver la popote idéale pour 4 personnes. C'est au cours de nos recherches sur internet que nous sommes tombés sur un blog de cyclorandonneurs de 4 personnes (2 grands et 2 petits). Nous avons pris contact avec eux et ils nous ont fourni le nom du modèle de la popote qu'ils avaient emporté avec eux. Sur leurs conseils, nous avons acheté une popote de chez GSI Outdoor, le modèle Bugaboo 4 personnes. Ce qui est bien avec ce modèle, c'est qu'il y a tout en même temps, sauf les couverts. De plus, le sac de rangement sert aussi de bassine !!! Il y a dedans, les assiettes, les bols, les verres, les poêles, les casseroles et les couvercles passoires !!! Comme je ne peux pas prendre ma cocotte minute je me rabattrai sur ma Bugaboo pour cuisiner !!!


Popote pour 4 personnes
Pour faire chauffer la soupe, nous avons opté pour un réchaud multi combustible de chez MSR, le modèle Whisperlite. Nous pouvons nous en servir avec du gaz ou de l'essence. Avec le réchaud, nous aussi acheté une bouteille d'un litre environ qui sert à mettre le combustible liquide.

Réchaud MSR Whisperlite
Nous avons les vélos, les sacoches à remplir, les tentes, les matelas et autres affaires de nuit, la popote et le réchaud, il ne reste plus qu'à rajouter les babioles en évitant de remplir à ras bord les sacoches !!!

Question vêtements, nous avons décidé d'être assez minimaliste mais pas trop car pédaler tout nu, ce n'est pas top quand il y a du soleil !!!

En premier, nous pensons à nos petites fesses lisses et encore sans cal !!! Les premiers vêtements achetés sont des cuissards (bon dieu, quelle invention ces trucs, si j'étais croyant, j'irais brûler un paquet de 10 cierges dans la cathédrale de Varna !!!). Nous serons tous équipés de cuissards (au moins pour le début du voyage, le temps de se faire les fesses !!!).

L'équipement du cyclorandonneur

La couche du cyclorandonneur !!!
Puis chacun a un vêtement de pluie/coupe-vent, un pantalon/short, pantacourt, des T shirts techniques, des T shirts normaux, des hauts et bas en mérinos, une polaire, un maillot de bain, un chapeau/casquette et des sous-vêtements. Ensuite chacun peut compléter son trousseau suivant ses goûts vestimentaires (pour moi, je rajoute une chemise, pour Baptiste un jogging, ...). Le mot d'ordre étant que tout doit rentrer dans une sacoche de 20 L

En ce qui concerne les chaussures, nous prenons une paire de chaussures fermées, une paire de chaussures ouvertes (style sandale) et une paire de claquettes (ou tongs ou gougounes ou sandales d'été).

Pour le repos du soir (tongs, claquettes, gougounes, sandales d'été, ...) !!!
Pour cette équipée, nous avons nos téléphones avec nos abonnements bulgares qui fonctionnent dans toute l'Europe (sauf en Serbie car elle ne fait pas partie de l'Union Européenne). Grâce à nos téléphones, nous aurons toujours des données en itinérance. En plus de nos téléphones et jusqu'à notre retour en France nous prenons aussi les tablettes que nous remplacerons par un ordinateur pour la suite du voyage. Pour compléter, nous avons aussi équipés les enfants de caméra (à leurs demandes et achetés avec leur argent de poche - des mois d'économies !!!). Florine a pu s'acheter une Gopro (Hero 5 session) et Baptiste une action cam (Kitvisions Splash). Ce sont eux qui sont chargés de la partie reportage de l'aventure, Stéphanie s'occupera de la partie technique des vidéos.

Les outils qui serviront à faire des images
Afin de s'occuper le soir, nous avons aussi pris des jeux de cartes, un scrabble de voyage et nous avons chacun une liseuse.

Jeux, couverts et babioles
Comme les sacoches ne sont pas encore pleines, nous rajoutons le quotidien, c'est à dire, une cocotte-minute, trousse de toilette (avec un savon et un shampoing pour tout le monde), quelques médicaments (bobologie et prévention), un Dazzer (sifflet ultra son pour éloigner les street dogs de notre route) et quelques autres babioles dont des outils nécessaires à l'entretien et aux réparations courantes de nos montures. et une cocotte-minute.

LA boîte à bobologie
J'allais oublier, nous avons aussi équipé les vélos de chargeur. Comme les vélos possèdent une dynamo dans le moyeu avant de la roue, nous avons branché dessus un chargeur afin de recharger les téléphones et tablettes en pédalant. Nous avons opté pour le modèle USB2BYK de chez Eurecart. Ce modèle est plus petit et moins cher que le chargeur E-Werk de chez Bush&Muller. Ce chargeur nous servira aussi à recharger la batterie externe que nous avons en plus.

Batterie externe, compteur sans fil, USB2BYK et Dazzer
Me voilà à la fin de l'énumération et les sacoches ne sont pas pleines !!!

Youpi, pari gagné, j'ai déjà perdu des kilos !!!

De toute façon, nous nous sommes déjà allégés de quelques milliers d'euros, mais ça, c'est un autre article !!!

Alors maintenant qu'on peut pédaler, on peut dormir sous un "toit", on peut manger, on peut même se laver et s'habiller (trop top), y a plus qu'à partir !!!

J-10, le décompte se poursuit !!!

mercredi 16 mai 2018

D'Antipode aux Vél'antipodes

Depuis presque deux ans, nous résidons sur les bords de la Mer Noire. Bien installés dans notre bonne ville de Varna, nous laissons filer les jours. Toutefois, cette sédentarité nous amène à réfléchir sur la suite de notre parcours.

Varna, entre neige et soleil
L'envie de bouger nous rattrape rapidement. L'année dernière, de retour de vacances, nous décidons avec l'accord des enfants de refaire nos valises. Et nous voilà de nouveau engagés dans un nouveau projet.

Nouveau projet ? Pas si sûr que ce soit un nouveau projet. Nous le voyons comme une suite de notre aventure.

Aventure, c'est le mot qui convient !!!

L'idée

Que faire maintenant ? Où aller ? Par quel moyen ?

Le projet initial, celui de 2014, et en partie réalisé, devait nous emmener de l'Europe aux Amériques, des Amériques à l'Asie, de l'Asie à l'Afrique et éventuellement un retour en Europe (sans grande conviction, sans grande envie de retour).
Nous avons acheté notre CC, Antipode de son petit nom, puis sillonné les routes européennes pour finalement faire une pause en Bulgarie.

Antipode admire un coucher de soleil
Toujours latente en nous, l'envie de bouger est là, tapie, attendant son heure pour se réveiller. Mais les enfants se sentent bien à l'école et n'ont pas envie de bouger. Puis nous envisageons de repartir, nous en parlons ensemble et ils finissent par adhérer à l'idée d'un nouveau départ. En effet, leurs copains et copines français de l'école vont prochainement quitter la Bulgarie. Pour cela et d'autres raisons (surtout culturelles), ils s'enthousiasment à l'idée de sortir à nouveau du système.

Reste en suspens les questions de savoir où et comment poursuivre ?

Nous listons, encore une fois, les moyens (bateau, sac à dos, vélo, CC, rollers, patins à glace, 103 Peugeot, solex, trottinettes, raquettes à neige, ...) que nous pouvons mettre en œuvre pour repartir.

Antipode et le mystère de l'abbaye écossaise
Florine, d'entrée, élimine le CC. Antipode est rarement en accord avec son estomac !!! Même après des milliers de kilomètres, son estomac fait un rejet d'Antipode. Nous éliminons ensuite le bateau, pour les mêmes raisons que Florine (et puis en tant qu'anciens marins nous avons déjà suffisamment payé notre écot à Poséidon !!!).

Antipode visite une ancienne ville gréco-byzantine
Nous éliminons alors les autres moyens de locomotion (en patins à glace, à part faire le tour de la patinoire de Varna, y a pas trop d'autres possibilités !!!)

Antipode fait sa toilette
Il ne nous reste plus que les modes sac à dos et vélo en lice. Puis, nous nous inscrivons sur le site Warmshowers afin de recevoir des cyclorandonneurs. De notre expérience et des rencontres faites grâce à Warmshowers, nous décidons de continuer à vélo !!!

Antipode est parti
Exit Antipode, place aux Vél'Antipodes !!!

La décision arrêtée, nous mettons en vente notre fier camarade, fidèle monture qui nous conduit sur les routes européennes. Notre maison sur roues doit nous quitter. Tant de moments passés avec lui, tant de lieux visités grâce à lui et d'autres que nous n'avons pas pu visiter parce qu'il était trop encombrant !!!

Antipode et les pistes crétoises
Mi-mars, annonce en ligne, les appels et mails se succèdent. S'ensuit un retour en France pour finaliser la vente. Et c'est par un beau jour d'avril, sur le parking de la gare TGV de Lyon St-Exupéry, que je regarde s'éloigner Antipode. Comme nous avions le choix des acheteurs, nous avons décidé de céder Antipode à une famille qui en prendra soin. Il continue sa vie dans le nord de la France. Longue vie à lui et à ses nouveaux occupants !!! Snif, essuyage de larme, une page se tourne !!!

Antipode est sorti de notre vie, pour laisser la place aux Vél'Antipodes !!!

Les Vél'Antipodes

Grâce à nos rencontres par le biais de Warmshowers et internet (comment faire sans lui aujourd'hui ?) nous définissons rapidement nos besoins. Pour compliquer les recherches, nous habitons en Bulgarie et en Bulgarie, y a pas trop de vélos adaptés à nos besoins, voire pas du tout. Nous pensons faire construire nos vélos par un professionnel du cycle qui habite sur Varna. Tous les produits ne sont pas disponibles pour les faire construire sur place. Toutefois, nous trouvons chez lui un vélo qui sera parfait pour Baptiste. Un pur produit "made in Bulgaria" lui servira de monture pour cette nouvelle aventure.

Je suis prêt
Nous continuons nos recherches sur internet et finissons par trouver notre bonheur chez Véloclic à Cahors (https://www.veloclic.com/). Nous prenons contact avec le magasin et après échanges de mails et de conseils (surtout pour les tailles et les accessoires que nous voulons installer), nous finalisons notre achat. La commande est passée fin janvier. La livraison s'effectue mi février. Afin de faciliter l'envoi et comme je dois rentrer en France pour effectuer la révision d'Antipode et pour rapatrier certaines de nos affaires, nous faisons livrer les vélos chez les parents de Stéphanie, comme cela je n'aurais qu'à rentrer avec Antipode, les vélos (dans la soute) et le matériel que nous avons fait livrer chez eux.

Ils sont là !!!
C'est la théorie, ce que nous avons décidé (ce que j'ai décidé dira Stéphanie). Comme toujours, dans la théorie, tout est parfait !!! Dans la pratique, le retour sera plus épique !!! En effet au lieu de mettre entre 3 ou 4 jours pour faire la route, j'ai mis plus d'une semaine pour revenir sur les bords de la Mer Noire. Je me suis retrouvé bloqué à la frontière entre l'Italie et la Slovénie à cause de la vague de froid de février qui a sévi sur l'Europe centrale(vent - 120 km/h, neige - 50 cm sur les routes, froid - jusqu'à -17°C). Pour attendre, je me suis réfugié sur une aire de CC à Venise (un peu de pluie mais pas de froid). Heureusement, en Serbie, le temps est au beau fixe (comprendre qu'il n'y a plus de chutes de neige, que les routes sont dégagées et que les températures sont plutôt clémentes, - 5°C seulement !!!). Après 15 heures de route d'affilée, je suis parvenu sur les rives de la Mer Noire, toutes blanches et encore fraîches !!!

Les vélos sont là, les Vél'Antipodes sont arrivés à bon port ainsi que le matériel nécessaires à la future expédition.
Les Vél'Antipodes


Pour Stéphanie et moi, nous avons choisi des vélos avec un cadre en acier de la marque Genesis, le modèle Croix de Fer 20 (vélo correspondant à nos besoins et à notre budget).

Genesis Croix de Fer 20
Pour Florine, entre deux tailles, plus une enfant et pas encore une adulte, nous avons suivi les conseils de Fabien de Véloclic. Après recherches, il nous a proposé un vélo de la marque Ridgeback en taille XS (pour une taille de 150 cm à 163 cm), le modèle Tensor Dame 2018.

Pour Baptiste, sur les conseils de Niko (ancien cycliste professionnel ayant effectué une partie de sa carrière à Aubenas et propriétaire d'une boutique de cycles à Varna), nous choisissons un modèle de la marque Drag, le Hacker en 24". Nous ferons faire les modifications souhaitées plus tard (porte bagages, garde-boues, ...).

Maintenant, y a plus qu'à enfiler nos cuissards et s'entraîner, ce que nous ferons dès que le temps sera meilleur !!!

Fait pas chaud, mais faut s'entraîner !!!
Après plusieurs essais, concluants pour l'ensemble de la famille, nous validons notre achat. Les Vél'Antipodes seront donc nos montures pour l'aventure !!!

Pause
Nous tenons à remercier Fabien et l'équipe de Véloclic qui nous ont bien conseillés car les vélos correspondent à nos attentes (de belles mécaniques qui vont nous emmener cheveux aux vents sur les routes du monde - un peu moins aux vents avec les casques). Nous remercions aussi Niko pour le vélo de Baptiste et les modifications qu'il a fait.

Après le pourquoi et le comment il ne reste plus qu'à aborder le où ?

Depuis le début de l'article, je parle de projet, périple, voyage ou bien encore d'aventure.

Mais ce nouveau départ va nous emmener où ?

Dans un premier temps et afin de se faire les fesses, nous rentrerons en France par l'EV6, cette grande route cyclable qui relie la Mer Noire à l'Atlantique !!!

De la Mer Noire vers ..... l'infini !!!
Cette route longe les grands cours d'eau d'Europe. De Varna, nous allons rejoindre le Danube en Roumanie. De là, nous suivrons le Danube jusqu'en Allemagne, puis nous suivrons le Rhin, le Doubs, et la Saône. Nous quitterons la Saône et l'EV6 pour faire un détour par l'Ain. Enfin, nous avons prévu de faire une partie de la ViaRhona (le long du Rhône) pour terminer ce périple en Ardèche, base arrière de nos aventures.

La route des fleuves d'Europe !!!
Et après, me direz-vous ?

Nous continuerons notre route avec nos montures chargées vers d'autres horizons, un autre continent. Nous prévoyons de nous envoler vers l'Amérique du Sud pour faire une remontée vers l'Amérique du Nord. Mais cela c'est une autre histoire !!!

A J-15, on est prêt !!!
Le départ est prévu pour le 1er juin 2018. Nous sommes dans les préparatifs, achat des derniers matériels (je reviendrais dessus dans un autre article ainsi que le budget - comment nous avons fait des économies), vente de la voiture et des diverses affaires qui nous reste.

Le décompte est lancé, J-15 pour le grand départ.

mercredi 25 avril 2018

Les vacances en Grèce


Ce qui est bien quand on habite en Bulgarie, c'est que la Grèce et la Turquie ne sont pas loin !!!

Et ça tombe bien, nous adorons la Grèce et la Turquie !!!

Notre première destination de vacances pour 2017, c'est la Grèce (que nous avions laissé en janvier 2016 suite à une panne sur notre frigo).

Après notre escapade à Pleven pour repérer le parcours du marathon (voir l'article 2017 froid, voyages et projet), nous roulons en direction de Sofia pour y passer la nuit. Nous connaissons un parking non loin du centre ville qui accueille les CC (contre monnaies sonnantes et trébuchantes avec une hausse de 50% par rapport à l'année précédente - les bulgares se sont vite convertis à l'économie de marché !!!).

Nous y retrouvons la Boutmout Family Corp (famille d'enseignants de l'école française internationale de Varna et accessoirement pourvoyeur de nems, fromage, saucisson, foie gras et autres spécialités du sud ouest et de Corée !!!) pour passer la soirée ensemble avant que chacun ne poursuivent sa route pour cette période de vacances scolaires (et pour fuir le froid qui règne encore un peu chez nous à Varna).

Le lendemain, nous prenons la route du sud, synonyme de soleil et d'évasion. Et le soleil est au rendez-vous dès le passage de la frontière !!!

Nous arrivons assez rapidement à la frontière et nous nous retrouvons sur une autoroute toute neuve qui doit nous amener à Thessalonique. Nous sommes surpris par le péage (institution qui n'existe pas en Bulgarie - tout comme les autoroutes dignes de ce nom !!!). Nous voulons payer avec notre carte mais ils ne prennent pas la carte, uniquement des espèces en euros !!! Nous comprenons assez vite que nos levas bulgares ne nous servent à rien !!! Nous rackettons Florine car c'est la seule qui a encore des euros dans son porte monnaie !!! Au moins, ce sera dépenser utilement !!!

Pour pallier ce manque de liquidités, nous nous mettons en quête d'un distributeur. Nous sortons de l'autoroute et entamons un périple de village en village pour trouver une source de liquide. Après plusieurs tours et détours, nous capitulons et nous nous posons près d'un lac pour y passer la nuit. Notre quête ne reprendra que lendemain.

Au loin, les montagnes bulgares, et le repos près du lac

Pour aller à Thessalonique, nous n'osons plus prendre l'autoroute, alors nous empruntons la route qui la longe. En fin de matinée, nous arrivons au but. Notre bonne Jacqueline, la p'tite dame qui parle dans le GPS, nous indique, comme d'habitude, une route qui nous fait passer par le centre ville. Nous lui coupons le sifflet et reprenons les grands axes pour atteindre notre destination, l'aire de CC de Thessalonique (c'est un concessionnaire de CC qui a aménagé une aire sur son terrain).

L'après midi, nous décidons de faire un tour en bus pour nous ravitailler en produit frais et en liquidités ayant cours dans l'Union Européenne. Raclant nos fonds de poches (celles des enfants aussi), nous réussissons à avoir quelques euros. Dans le bus, malgré l'aide d'une autochtone, nous ne parvenons pas à faire fonctionner l'automate qui délivre les sésames qui évitent les amendes. Finalement, nous arrivons dans la zone commerciale, terminus du bus sans encombres, ni prunes !!!
Le ravitaillement fait (en frais et en fraîche), nous retournons au CC, en payant le bus cette fois-ci (frauder deux fois de suite, cela aurait été de la gourmandise).

Le lendemain, nous remontons dans le bus pour aller visiter la ville de Thessalonique.

Thessalonique est la deuxième ville du pays et est un important centre industriel, politique, financier et commercial. Le centre ville historique paraît tout petit par rapport au reste de la ville.

Église byzantine transformée en mosquée sous l'ère ottomane
Comme dans de nombreuses villes grecques, les époques sont toutes représentées. En se promenant dans la ville, il est aisé de passer devant des ouvrages datant de l'antiquité, de l'ère romaine, byzantine ou bien encore datant de l'empire ottoman.

La tour blanche sur le front de mer

En elle-même, Thessalonique ne fait pas rêver. Les monuments sont encadrés de constructions de l'ère "Grèce Moderne", ce qui ne les met pas en valeur. C'est dommage car il y a pas mal de monuments à voir (la tour blanche, églises byzantines et orthodoxes, ...). Mais la Grèce sans ces tags revendicateurs n'est pas la Grèce. Ils ornent les murs, rappelant certaines vérités.

Ruines byzantines en centre ville

La Grèce moderne, une certaine vérité

Enfin, Thessalonique n'est qu'une étape de nos vacances en Grèce. Nous y repasserons au retour, le temps d'une nuit avant de rentrer au bercail bulgare.

Après une bonne nuit réparatrice, bercés par le ronronnement des avions qui décollent ou qui atterrissent, nous arrivons à sortir de Thessalonique sans nous tromper d'autoroutes ou de routes (nous ne sommes plus habitués à avoir plusieurs routes en bon état !!!).

Nous roulons dans la plaine macédonienne, qui n'a pas d'intérêt, des champs, des pâtures et des usines !!!

Nous roulons jusqu'à Dion, au pied du massif de l'Olympe que nous avons aperçu depuis l'autoroute.

L'Olympe, siège des dieux


Pourquoi Dion ? Pour y voir Céline bien sûr !!! (vanne pourrie qui n'a pas fait sourire les enfants - problème de référence culturelle certainement !!!).

Pas de Céline, mais du Philippe et de l'Alexandre, le père et le fils. Dion était la ville de Philippe II de Macédoine, géniteur du Grand Alexandre.

Dion, au pied de l'Olympe
Dion se situe au pied de l'Olympe. C'était un centre religieux macédonien important datant de 2500 ans av. JC. Les rois macédoniens y donnaient de grandes fêtes et des festivals. C'est sur ce site qu'Alexandre le Grand sacrifia de nombreux bœufs avant de commencer sa conquête (Hécatombe sur l'autel de Zeus Olympien). C'est aussi sur ce site, dans le théâtre que Philippe II de Macédoine fut assassiné.

Mais il y a aussi d'autres choses à voir dans l'ancienne ville de Dion. Il y a beaucoup de temples dédiés aux dieux de l'Olympe, dont celui de Zeus Olympien ou bien encore ceux dédiés à Déméter, Isis, Anubis ou Aphrodite.

Temple de Zeus Olympien

Autel de l'Hécatombe
En plus des temples et du théâtre, il y aussi des vestiges de maisons, avec leurs mosaïques au sol ou bien les thermes datant du 2ème siècle ap. JC.

Les Thermes

Mosaïque, pas la plus belle mais une de celles qu'on peut photographier

Le quartier résidentiel de Dion

Le mur des boucliers

Nous passons l'après midi sur le site, concluant notre découverte de Dion avec le musée situé en centre ville. Outre les statues de l'époque grecques et de l'époque romaine, nous découvrons une immense mosaïque qui se trouvait dans la maison dite de "Dionysos". Le musée renferme aussi des pièces de monnaie et un instrument de musique unique au monde, l'hydravlis. (sorte d'orgue hydraulique).

Dans le musée, les statues veillent et les touristes matent !!!

En fin de journée, nous trouvons le seul restaurant ouvert et nous y allons car Florine veut absolument manger une pita (c'est son rituel lorsque nous sommes en Grèce). Nous nous posons dans une rue de la nouvelle ville pour y passer la nuit. Demain, c'est la traversée du massif de l'Olympe.

Fin de journée à Dion

Nous quittons Dion pour nous diriger vers le but véritable des vacances, les Météores.

La route serpente dans le massif et fait remonter l'estomac de Florine qui ne tarde pas à rendre son déjeuner.

En fin d'après midi, nous arrivons enfin aux Météores. Nous allons y passer quelques jours car ce lieu y mérite plusieurs heures de présence.

On est bientôt arrivés aux Météores !!!
Les Météores (Météora) est un site unique de par son paysage géologique exceptionnel et ses prouesses architecturales avec ses monastères et édifices religieux perchés ou creusés dans ces pics de roche.

Nous garons Antipode au pied du plus grand monastère. Nous allons le visiter avant la fermeture. Il nous faut d'abord descendre puis monter des tas de marches d'escaliers pour atteindre la porte d'entrée du monastère.

Opulence et sérénité

Cette petite séance de sport (montée, descente) est vite oubliée lorsque nous franchissons les portes d'accès pour pénétrer dans le saint des saint, le monastère. Si la Grèce nous paraît toujours pauvre, l'église orthodoxe grecque est toujours aussi riche. Les seuls bâtiments entretenus en Grèce continuent à être les églises, monastères et autres édifices religieux. La misère quotidienne des habitants est toujours contrastée par l'opulence de cette église orthodoxe omniprésente dans les strates de la société et de la vie des grecs.

Les derniers rayons lèchent les monastères
Ces monastères, bien entretenus, reçoivent une foule de touristes quotidiennement. Les monastères sont fermés à tour de rôle afin de ne pas gêner les résidents permanents dans leur quête de spiritualité, plus près de Dieu pour le trouver !!!

Petit à petit, l'obscurité va prendre la place de la lumière

Matin tranquille, clarté maximale

Tranquillité

Bien accroché ???

Après avoir dormis sur le parking en face du monastère, nous reprenons la route pour visiter d'autres monastères. Celui que nous voulons faire est fermé. Nous descendons alors dans la vallée et nous allons au camping du village de Météora. Avant de se poser, nous passons par le marché local car c'est jour de marché. Nous en profitons pour faire le plein d'origan, plante qui accompagne si bien la fameuse salade grecque (les pizzas aussi mais comme je suis gluten free - pas par choix -  je n'en mange plus) et conviendra très bien à la Chopska Salat (la version bulgare de la salade grecque).

Vu de la vallée, du village de Météora

Le reste de la journée est utilement mise à profit pour nettoyer l'extérieur d'Antipode.

Le lendemain, de bonne heure et par beau temps, nous décidons de partir en randonnée. Nous avons décidé de suivre des chemins serpentant entre les blocs de roche pour atteindre un monastère et le visiter. Comme c'est symbolique, partir de la terre pour aller vers le ciel, du bas vers le haut, une élévation spirituelle en quelque sorte (bon sang nous voilà aussi "contaminés" par l'ambiance religieuse du site !!!).

En route vers le Bon Dieu !!!

Sacs à dos à poste, pique nique dans les sacs et GPS pour trouver le chemin du Bon Dieu, nous partons vers l'élévation.

Nous peinons à sortir du village, les voies du Seigneur ne sont pas simples et surtout mal balisées. Nous arrivons en haut d'un pic et découvrons une petite chapelle taillée dans la roche. Nous poussons la porte et entrons dans un lieu qui appelle tout de même à une certaine spiritualité, minimalisme et sérénité.

Faut en vouloir pour trouver le chemin !!!

Nous avons atteint le Seigneur !!!

Nous redescendons et continuons notre route vers le Seigneur monastère convoité. Nous y arrivons en début d'après midi après moult détours pour trouver notre voie. Qui dit samedi ensoleillé, dit touriste avides de coups de soleil. Nous visitons le monastère puis redescendons vers la terre (cet incessant va-et-vient entre le haut et la bas, une certaine forme de connaissance de soi - me v'la philosophe hermétiste !!!).

Y a encore du chemin pour s'élever !!!

On n'ira pas voir celui-là, car y a pas de chemin

Le dimanche, c'est jour de mariage à Bamako, comme le dit la chanson. Nous ne sommes pas à Bamako mais à Météora et comme partout en Grèce, le dimanche c'est jour de fermeture générale. Alors nous faisons comme les habitants, nous fermons aussi pour la journée. Nous ne faisons rien et programmons la suite de nos vacances en Grèce. Nous ne faisons pas vraiment rien, si ce n'est que nous jouons beaucoup au badminton avec les enfants, un vrai Rolland Garros du badminton. Nous surveillons aussi les avancées de Caroline, la tortue terrestre qui squatte les abords d'Antipode.

1er match

2ème match

Caroline, notre copine
La journée se passe ainsi et il est temps de reprendre la route. Nous repartons le lendemain pour Litochoro et le parc naturel de l'Olympe. Nous nous posons à Litochoro. Il fait beau et chaud. Nous en profitons pour faire une petite randonnée sur les sentiers balisés qui partent de la ville et qui montent dans le parc naturel de l'Olympe.

Nous décidons de rester dans cette ville pour faire une randonnée un peu plus longue le lendemain. Nous trouvons un parking pour nous poser. Malheureusement, nous devons partir car le lendemain il y a marché à partir de 5h00 du matin. Comme nous ne voulons pas être réveillés de bonne heure, nous allons trouver un autre spot pour y passer la nuit. Nous nous installons en bord de mer, sur une plage comme nous l'avions souvent fait lors de notre précédent périple en Grèce.

Comme au bon vieux temps, posés sur la plage
De bonne heure, nous partons en direction de Vergina, dernière étape de notre séjour découverte de la Macédoine antique.

Nous arrivons à Vergina en début d'après midi et une fois posés, nous filons découvrir l'objet de notre arrêt dans cette ville, le tombeau de Philippe II de Macédoine. Une fois devant la grille, nous comprenons que c'est fermé aujourd'hui, c'est jour de repos (potchivka dèn comme on dit en bulgare) car c'est le 1er mai. Nous rentrons au CC et décidons de passer le reste de la journée ici car l'endroit est calme et propice à la réflexion intrinsèque afin de se trouver soi-même (on n'aurait pas dû visiter les Métérores !!!).

C'est donc de bonne heure que nous reprenons la direction du site classé au patrimoine mondial de l'Humanité.

Ce musée-tumulus renferme la tombe de Philippe II et son trésor qui l'accompagne. Il y a aussi d'autres tombes renfermant aussi de somptueux objets (Tombe du Prince, de Perséphone, ...).

Les tombes situées dans le musée sont mises en scène, donnant l'impression d'être Indiana Jones qui vient de découvrir quelque chose d'exceptionnel. Il faut descendre quelques marches pour être au pied de la grande tombe. Dans cette tombe de nombreux bijoux et armes en or ont été découverts. Sur le fronton de la tombe, pas de frise mais une fresque représentant une scène de chasse comme souvent à cette époque. Ce qui est le plus marquant, c'est l'état de conservation des objets et le travail des artisans. Malheureusement, il est interdit de prendre des photos et nous n'avons que notre mémoire pour nous remémorer notre visite.

Le musée-tumulus

Le même sans les enfants

A la sortie, Baptiste s'achète un casque d'Alexandre le Grand. Sur le parking, il se prend pour le grand conquérant et décide de partir à la conquête du monde. Coiffé de son casque, assis dans un carton (le char d'Alexandre) et avec un sac plastique à l'effigie du grand ancêtre (certainement Bucéphale), il refait l'histoire ou plutôt, écrit une nouvelle page de son histoire d'aventurier des temps modernes. Au Pays de Galles, il était Arthur le Roi, en Macédoine, il est Alexandre le Grand du 21ème siècle. Son imagination est sans limites et nous aimons cela chez lui.

Alexandre le Grand du 21ème siècle

De Vergina, nous rejoignons Thessalonique, puis de là nous filons vers la Mer Noire en s'arrêtant au monastère de Rila (cf article Bulgarie nos escapades).

Nos vacances en Grèce sont finies. Nous adorons toujours ce pays, durement marqué par la crise, et les gens qui l'habitent, toujours aussi accueillants. Nous ne savons pas si nous y retournerons car nous avons encore d'autres pays limitrophes à voir (Turquie et Roumanie pars exemple).