vendredi 19 février 2016

L'Espagne - A la croisée de plusieurs routes


Nous quittons Ronda pour nous diriger une nouvelle fois vers la côte. Nous faisons route sud est par une petite route de montagne. La pluie nous accompagne et la route nous chahute quelque peu. Jacqueline nous emmène sur une route partiellement défoncée où le tangage et le roulis font partie du voyage.

Cependant avant d'arriver sur la côte nous traversons le superbe village de Gaucin, un des ces charmants pueblos blancos que nous apprécions ici en Andalousie. Plus que quelques kilomètres, plus tranquilles maintenant que nous avons rejoint l'autoroute et nous serons à La Linea de Concepcion, aux portes de l'Angleterre.

Nous trouvons l'aire de stationnement, le parking du terrain de football (3 € sans services) et nous nous arrêtons. Aussitôt arrivés, nous descendons et nous mettons en route pour aller à Gibraltar, cette petite enclave anglaise, terre de vieille Europe échouée dans la péninsule ibérique.

Tout d'abord, le rocher de Gibraltar est immense et culmine à plus de 300m. Ensuite, c'est la file de voitures qui attendent pour rentrer dans l'enclave et ce pour plusieurs raisons : l'essence (le litre de gazole est à 0.588 £ soit un peu plus que 0.76€), certains produits manufacturés ainsi que l'alcool et le tabac sont moins chers que l'autre côté de la frontière. Mais pour autant, pas question de rentrer avec Antipode (attente, contrôle douanier et fouille du véhicule, absence de parking pour grands véhicules et rues étroites).

Nous passons la douane (nous sommes hors Schengen donc présentation des papiers en règle). Nous sommes en Angleterre et tout ça sans prendre le ferry au départ de Calais !!!

La piste de l'aéroport et le célèbre rocher
Mais avant d'arriver au centre ville, il faut traverser la piste ........... de l'aéroport !!! Eh oui, la route ainsi que le passage piéton emprunte la piste de l'aéroport de Gibraltar. Puis, de l'autre côté, nous suivons le chemin pédestre qui nous emmène au centre ville.

Un petit air d'Angleterre au soleil !
Après avoir traversé un tunnel, nous arrivons sur Casemates Square, ensemble de casemate abritant une ancienne caserne et reconverti en boutiques de tout acabit.

Governor's house and a pub
Nous traversons la place et entamons notre visite du centre en empruntant Mains Street. De suite, nous nous retrouvons en Angleterre, cette bonne vieille Angleterre que nous apprécions. Nous descendons la rue principale bordée d'échoppes en tout genre, le tout dans une ambiance "So British" - charme désuet et surannée où se côtoie les effigies de la Queen, les mugs aux motifs floraux ou animaliers, les fish'n chips et autres pubs.

Même avec ses accents "Old English", Gibraltar est tout de même différente de sa mère natale. L'espagnol est quasiment la langue officielle puisque dans toutes les boutiques, on pratique cette langue et on accepte l'Euro - pas besoin de faire du change.

Nous passons l'après-midi à nous promener dans cette vieille Europe et découvrons les anciens bâtiments du centre ville. Nous voulons prendre le cable car (funiculaire) pour aller en haut. Malheureusement, celui-ci est fermé.

En fin d'après-midi, nous rentrons, fourbus et avec un drapeau anglais (un achat de Baptiste qui orne son lit). Nous continuerons notre route le lendemain.

Tarifa, muraille face à l'Afrique
Comme nous passons non loin de Tarifa, nous décidons de nous arrêter, le temps d'admirer les côtes africaines et de montrer aux enfants le fameux Détroit de Gibraltar, les anciennes colonnes d'Hercule, porte de la Méditerranée.

Dans le centre historique
Nous nous garons et partons à la visite de cette ville. Dans celle-ci, il y a un centre historique abrité derrière une enceinte. Nous faisons le tour des murailles et arrivons au niveau de la mairie, face au Détroit. Malgré le mauvais temps, nous apercevons quand même les côtes marocaines ainsi que Tanger la blanche. Nous expliquons aux enfants que ce que nous voyons, ce sont les côtes africaines, les prémices d'un continent fascinant. Nous avons aussi une pensée pour nos amis maroco-calédoniens Kamel, Naima et les enfants (Bises à vous).

Nous continuons notre route après avoir ravitaillé en eau et vidangé à la sortie de Tarifa dans une station service qui contre paiement permet aux CC de se ravitailler (3€ pour 120L d'eau et vidange des WC - machines à laver dans un local à côté).

Le village blanc "interdit aux CC"
Dans l'après-midi, nous nous posons à Conil La Frontera. Cette petite station balnéaire accueille les CC avec un panneau indiquant que les CC et autres caravanes ne sont pas acceptés dans les limites de la commune. Sur le parking du bord de mer, de nombreux CC sont installés et ce parking est connu des CCistes. Hors saison, comme partout les autorités sont plus tolérantes.

Cette ville qui nous apparaissait sans intérêt lorsque nous l'avons traversé pour arriver, se dévoile lorsque nous pénétrons en elle.

Dans le ventre de Conil
C'est un entrelacs de ruelles et venelles, toutes bordées de maisons anciennes et blanches. Le spectacle de cette ville accrochée à une colline est tout simplement magnifique. Les différents tons de couleurs et la blancheur virginale des maisons tranchent singulièrement.

Cap'tain America et Spiderman sur scène
En Espagne, c'est la période des carnavals. Conil La Frontera ne fait pas défaut, puisque que nous sommes en pleine période de son carnaval. Le premier soir, nous assistons sur la place Espana (place centrale de la vieille ville) à un spectacle pour enfants intitulés "Super héros, Princesses et Super vilains". Durant ce spectacle, se succède le monde féerique de Disney et le monde moins féerique de Marvel - Pocahontas et autres princesses, Batman et autres héros. Les enfants sont ravis, dans quelques heures nous le seront un peu moins.

En effet, non loin du parking, un immense chapiteau trône. C'est le lieu du bal qui démarre à 22h pour finir tard dans la nuit (ou tôt le matin selon le point de vue). Nous passons une nuit moyenne - une bonne sieste l'effacera.

La seule photo, plus de batterie ensuite ...
Le lendemain, en fin d'après-midi, nous nous rendons au sommet de la colline pour assister au défilé des déguisements qui se termine avec le concours du meilleur costume. Nous assistons à un immense défilé avec de nombreux déguisements allant du plus mauvais goût (enfants déguisés en militaire et marchant plus ou moins au pas) au plus loufdingue (deux types déguisés en gitans et abordant toutes les filles pour leur jouer la sérénade). Une fois de plus les enfants sont ravis malgré les quelques averses et le vent.

Une fois de plus, il y a bal au même endroit que la nuit dernière, c'est à dire pas loin de notre bivouac. Le bal débute à 21h pour se terminer à .............................7h le lendemain !!! Bonne nuit tout le monde, bonne nuit pour nous !!!

Nous quittons tout de même à regret cette charmante cité pour nous rendre à Séville. Le vent et la pluie nous accompagnent à nouveau.

Nous arrivons à Séville en fin de matinée et nous installons sur un camper park situé à quelques kilomètres du centre ville (35 - 40 minutes de marche ou bus non loin).

Nous décidons de faire un tour en ville afin de repérer ce qui à voir et à faire. Nous arrivons près du parc "Maria Luisa". Devant les grilles, nous constatons que celui-ci est fermé (trop de vent  - risque de chutes de branches). Nous voulons voir aussi la "Plaza de Espana" - même constat que pour le parc.

L'entrée du Real Alcazar
Nous nous dirigeons alors vers le centre ville pour voir le Real Alcazar de Sevilla (forteresse arabe située en centre ville). Nous pouvons rentrer mais l'ensemble des jardins et alentours est fermé à cause du vent. Nous passons notre route.

Non loin de l'entrée de l'Alcazar, se trouve la somptueuse et immense cathédrale de Sevilla. Nous pensons la visiter mais une file d'attente phénoménale nous fait rebrousser chemin.

En mode touriste entre deux averses.
Finalement, nous cheminons dans le centre ville, dans les petites rues. Séville est une ville très touristique avec de nombreux touristes partout. Malgré la météo capricieuse, le centre grouille de touristes. Les prix des restaurants et autres échoppes s'en ressentent.

Nous décidons de rentrer au camper park pour se mettre à l'abri car il commence à faire froid. Le vent et les averses à répétition  ont fait chuter les températures (en une averse, nous perdons 5°C !!!).

Finalement, Séville n'est qu'une grande ville, avec de beaux monuments mais elle reste une grande ville touristique avec un intérêt limité. Nous décidons de ne pas nous attarder et continuer notre route dès le lendemain.

C'est sous un froid piquant, malgré le soleil, que nous quittons cette grande ville. Nous nous rendons à El Rocio, ville en bordure du parc naturel de "Donana".

Nous arrivons en fin de matinée, comme d'habitude tu me diras ami lecteur. Nous nous rendons sur la place de l'ermitage pour stationner. L'employé municipal, chargé de la perception du droit de stationnement, nous indique que c'est interdit pour les CC. Mais il nous indique que de l'autre côté de la route, il y a un terrain où les CC peuvent stationner. Nous traversons et nous posons près d'autres CC français déjà en place (en fait, après discussion, ils nous apprennent qu'ils viennent juste d'arriver).

Non, ce n'est pas un décor de western.
Ce village en bordure de parc naturel a une spécificité. Toutes les rues et autres voies de communication sont en ....................... sable, pas de goudron, pas de bitume rien que du sable.

Nous visitons ce village en nous perdant dans les nombreuses rues et autres chemins. Nous avons l'impression d'être encore une fois dans un western. De plus, devant chaque maison, il y a de quoi attacher son cheval !!!

Don Diego de la Vega n'est pas là non plus
Les maisons et les rues sont magnifiques. Nous sommes totalement déboussolés, peu habitués à ce style de rue. Lorsque nous marchons, nous avons l'impression de marcher sur de la neige, le pas crissent et le bruit de nos pas est étouffé par le sable.

Nous faisons le tour du village, s'attendant à se retrouver nez à nez avec des chevaux et leurs cavaliers. Nous finissons par trouver les chevaux en liberté au bout du village.

Nuestra senora de El Rocio

L’intérieur
Nous rentrons par la place principale, visitons l'église et décidons de marcher le long de l'étang.

Les Dombes, La Brenne, non, il y a du soleil ...
Le parc de "Donana", coincé entre les serres de fraises et la mer accueille une forte concentration d'oiseaux. Ah oui !!! Avant d'arriver à El Rocio, nous avons traversé une petite mer de plastique, véritable nid de fraises, après Alméria et ses tomates, voici les fraises (ces fameuses fraises d'Espagne que nous critiquons tant - pas de goût, ne poussent pas en terre, ...). Nous avons trouvé le nid de fraises et nous pouvons vous dire : elles ont du goût et elles poussent en terre !!!

Nous terminons notre promenade le long de l'étang puis nous rentrons pour terminer l'école.

Le lendemain, nous nous apprêtons à quitter l'Espagne. Mais avant, nous devons faire des courses car les placards et le frigo sont vides. Nous nous arrêtons à Huelva pour nous ravitailler. Nous nous garons devant un grand centre commercial (plusieurs magasins de toutes sortes dans un seul bâtiment). Nous profitons de la présence d'une enseigne qui vend des produits informatiques pour voir s'il n'y a pas de scanner portable (pour scanner et envoyer les copies du CNED). Nous trouvons notre bonheur et achetons pour un prix correct un scanner portable. Par cet achat, nous allons soulager le travail de notre secrétaire (mamie Titine) qui jusqu'à présent scannait toutes les éval du CNED.

Les enfants, leur argent de poche en poche (Florine a eu son argent la veille !!!) dilapident leur argent dans ce magasin. Malgré la promesse de Florine de garder son argent pour l'Angleterre, elle rentre les poches vides en entraînant dans cette descente son petit frère (plus écureuil que panier percé !!!). Lui aussi, rentre les poches vides pour ne pas être en reste par rapport à sa soeur !!!

Après tout cet argent dépensé, nous reprenons notre route et prenons la direction du Portugal. Nous quittons momentanément l'Espagne, que nous retrouverons sur le chemin du retour.

dimanche 14 février 2016

L'Espagne - L'Andalousie entre mer et montagnes


Fin du western andalou et retour sur la mer de plastique. Nous quittons Cabo la Gata sous un début de tempête. En effet, le vent a forci, faisant défiler à toute vitesse les nuages qui s'amoncellent sur les hauteurs du parc de Cabo la Gata.

Nous nous dirigeons vers Alméria, toujours en compagnie de nos serres de tomates qui bordent l'autoroute. Le vent s'est accentué et souffle si fort qu'il y a des nuages de sable et de terre qui viennent empiéter sur l'autoroute, réduisant parfois la visibilité et cinglant ce pauvre Antipode.

Plus nous avançons et plus il y a de vent. La conduite commence à être risquée. Par moments, les rafales nous font faire des embardées, avec de grandes difficultés pour revenir sur la chaussée initiale. Après plusieurs frayeurs, un début de crampe dans les bras et les mains serties dans le volant, nous décidons de quitter l'autoroute et de terminer notre étape en passant par la nationale. Nous finissons par arriver sans encombre à Salobrena, lieu de notre bivouac.

A notre arrivée, le vent continue à souffler puis finit par faiblir pour enfin devenir quasi inexistant en fin d'après-midi.

Nous sommes maintenant sur la "costa tropical" où pousse les fruits tropicaux, les tomates ont laissées leur place aux kiwis, avocats, kakis, papayes ou autres mangues.

Salobrena vue de la mer
Salobrena, bien qu'étant en bord de mer est sur un piton rocheux et tourne en grande partie le dos à la mer. Cette petite ville ancrée sur un éperon rocheux abrite au sommet un château arabe. Pour l'atteindre, il faut grimper des petites ruelles étroites bordées de maisons blanches.

Toute cette montée pour trouver porte close !
Au détour d'une ruelle

Début de la montée.
Nous arrivons et sommet et constatons que le dit château est fermé pour rénovation. Toutefois, nous ne sommes pas déçus car cette promenade a enchantée l'ensemble de la famille. Nous avons vagabondé au gré de nos envies dans l'ancienne ville qui entoure le château.

Il fait beau mais pas aussi chaud qu'à Nouméa !
Puis, nous sommes allés jusqu'à la plage, et montés sur un promontoire pour encore mieux apprécier cette charmante ville. Le bord de mer est le lieu de promenade du dimanche des autochtones, comme nous le faisions nous-mêmes le dimanche sur la BD à Nouméa (salut les calédoniens - bises à vous).

Le lendemain, nous reprenons la route. Le vent est tombé et la température est clémente. Suivant les conseils de la grenouille espagnole, nous décidons de retenter une incursion dans la montagne. Stéphanie a repéré sur le guide une ville qui mérite qu'on s'y arrête : Antequera.

En fin de matinée, nous arrivons sur l'aire d'Antequera. Les emplacements encore libres prévus pour les CC sont occupés par des voitures et ce malgré le panneau indiquant que les emplacements sont réservés aux CC. Nous passons une première fois puis nous repassons une deuxième fois. Cette fois-ci une voiture est partie mais une autre occupe toujours la place convoitée. Antipode de sa plus belle voix, fait remarquer aux occupants de la dite voiture qu'il serait de bon ton de déguerpir avant qu'il ne s'énerve !!! Les quelques coups de klaxons font fuir le malotru et nous nous garons.


L'Alcazaba d'Antequera
L'après-midi, nous entamons un premier tour de ville à pied. Nous finissons par trouver l'Alcazaba. Ce château arabe domine la vieille ville et offre de belles perspectives sur la vallée.

Le rocher des amoureux
Au loin, nous admirons un rocher, la "Pena de los Enamorados", porteur d'une légende sur les amoureux. On dirait un visage de géant assoupi.

La collégiale
Nous visitons l'Alcazaba et la collégiale. Ce château construit au XIIIème siècle, fut pris ensuite par lors de la reconquête par les catholiques. Il possède une double enceinte défensive et des splendides jardins. Nous montons sur les tours et à l'intérieur du clocher qui fut rajouté après la reconquête. Antequera a toujours été habité puisque l'Alcazaba a été construit sur les ruines d'une bâtisse romaine mais les traces de présence humaine à Antequera datent d'avant l'époque romaine, mais ça c'est une autre histoire.

Antequera la blanche
Nous redescendons au centre ville et nous nous promenons dans les petites rues toujours bordées de maisons blanches.

Entrée du Dolmen
Le lendemain, nous reprenons la route mais à pied cette fois-ci pour aller voir l'autre curiosité de la ville, les Dolmens de Menga et Viera. Situés au nord de la ville, nous traversons la ville et commençons la visite de ce lieu, bientôt inscrit au patrimoine mondial de l'humanité (candidature en cours depuis 2015).

La visite commence par une incursion dans le centre d'accueil où un film expliquant la construction du Dolmen de Menga est projeté. Nous sommes impressionnés par les méthodes utilisées pour arriver à construire cet ensemble funéraire.

A l’intérieur de Menga
Puis, nous suivons le circuit extérieur, nous emmenant à la rencontre des édifices funéraires de nos lointains parents. Si celui de Viera est moins conservé, le tumulus de Menga est très bien conservé. Nous constatons alors l'ampleur des forces déployées lorsque nous voyons les tailles des pierres en place.

Nous rentrons pour manger et décidons de partir vers une autre curiosité, plus ancienne que la précédente et géologique.

Le parc d'El Torcal
A quelques kilomètres d'Antequera, se trouve le site d'El Torcal. El Torcal est un parc naturel à lui tout seul.

Il s'agit en fait du fond de la mer qui s'est trouvé soulevé lors de la collision de la plaque africaine avec la plaque européenne. Le fond de la mer s'est alors retrouvé à plus de mille mètres de hauteur. Cela s'est passé il y a quelques 20 millions d'années.

L'érosion à l'oeuvre
De ce soulèvement, il ne reste de nos jours qu'un splendide parc naturel, curiosité géologique de toute beauté. Lorsque le fond de la mer, constitué de débris de coquillages et autres animaux en décomposition, s'est retrouvé à l'air libre, l'érosion à commencer son action. Sous l'action du vent, du froid et de la pluie, les rochers se sont érodés pour donner des formes particulières.

Combat de jeunes coqs
En nous promenant dans ce parc, nous apercevons puis suivons un groupe de 4 chamois. Dans ce groupe deux mâles se battent et nous assistons pendant quelques minutes à cet échange de coups de cornes. Puis finalement, nous reprenons notre ballade, les laissant s'expliquer.

Au départ, nous ne devions pas revenir sur Antequera pour dormir. Mais comme il fait froid, nous décidons de revenir sur Antequera pour passer une autre nuit.

Ronda, ville au bord de la falaise
Le lendemain, la route nous emmène vers Ronda, autre ville pittoresque d'Andalousie.

Nous nous garons sur un parking qui fait office d'aire pour CC (rien d'officiel bien sûr !!!). L'après midi, nous partons faire un tour en ville, histoire de repérer les lieux pour une éventuelle visite le lendemain.

Arrivés au centre ville, nous trouvons l'office du tourisme. Nous prenons alors un billet proposant la visite de plusieurs sites de la ville dont le Pont Neuf, symbole de Ronda.

Le Pont Neuf
Nous commençons par le Pont Neuf. Ce spectaculaire pont enjambe un défilé qui sépare la ville en deux. Ce dernier date du XVIIIème siècle (inauguré en 1789). Nous descendons jusqu'à l'intérieur du pont où se trouve une petite exposition sur la ville et son passé.

Les jardins du musée
Puis nous rentrons dans la vieille ville, de l'autre côté du pont. Nous nous rendons ensuite au musée de la ville situé dans un ancien palais arabe. Dedans, se trouvent plusieurs salles qui nous font passer de la préhistoire aux temps modernes. Le palais et les jardins sont de toute beauté et nous traînons un peu dans ce musée.

Enfin, nous nous dirigeons vers un autre lieu compris dans notre ticket cumulé. Il s'agit d'un musée sur l'oeuvre de Jaoquin Peinado, enfant de Ronda. Nous découvrons son oeuvre, surtout centrée sur des natures mortes et des portraits d'inspiration cubiste.

Les bains arabes à la lumière naturelle
A la sortie du musée Peinado, et comme l'heure le permet encore, nous partons en direction des bains arabes, situés à l'extérieur de l'enceinte de la vieille ville. Ces bains sont très bien conservés. Un documentaire nous explique les détails de la construction et de la vie de ces bains. Ils sont composés d'une réception, qui était recouverte d'une coupole - maintenant disparue, d'une salle froide, d'une salle tiède (la plus grande) et d'une salle chaude. Les bains étaient alimentés en eau par une rivière en contrebas et une noria entraînée par un âne.

Le pont vieux et le défilé
Nous faisons le chemin inverse pour rentrer au bercail, par vraiment inverse puisque nous empruntons un autre itinéraire qui longe le défilé et nous permet de voir le Pont Neuf sous un autre angle.

Après une nuit sous la pluie, nous nous réveillons avec du brouillard sur les pics alentours. Nous quittons la montagne pour nous diriger à nouveau vers la mer. Nous allons tenter de passer en Angleterre.

samedi 13 février 2016

L'Espagne - Navet murcien et western andalou


Notre descente vers le sud nous amène vers la ville d'Ibi. Cette ville sans intérêt historique est seulement une étape de plus sur notre périple (l'aire et les services sont gratuits). Mais avant d'arriver dans cette ville, nous voulions visiter le château de Xativa. Malheureusement, nous ne pûmes nous garer et de ce fait, nous avons dû continuer notre route.

Le lendemain, plein d'eau fait, cassette vidée, eux grises vidangées, nous repartons et quittons dans la journée la province de Valence pour entrer dans celle de Murcie. Les paysages commencent à varier même si les plantations d'orangers et de citronniers se font un peu plus présent que dans l'autre province.

Nous avons repéré un camper park situé à quelques kilomètres de la ville de Murcie. Nous nous y arrêtons et découvrons un endroit charmant, quasiment neuf (ou remis à neuf il n'y a pas longtemps). Nous sommes accueillis par une corbeille de produits locaux, oranges et citrons. Bien que n'étant pas un camping, il y a dans ce camper park une machine à laver (avec lessive à disposition) et un sèche linge ainsi que des douches, une salle de sport, une salle télé et un salon, bref, un paradis pour camping cariste. De plus, les propriétaires sont sympathiques, parlant même français. On peut même commander de la paella faite au feu de bois (excellente d'ailleurs puisque le propriétaire nous en a offert une assiette)

Pour aller à Murcie, il faut prendre le bus dont l'arrêt se trouve juste de l'autre côté du camper park. Le lendemain, nous prenons le dit bus (avec nos sympathiques voisins de CC - un couple de la Manche) pour aller à la conquête de Murcie. D'après le guide, il apparaît que cette ville est plutôt bien à visiter. Elle fût décrite comme étant la meilleure ville de toute l'Andalousie après Séville par le roi Alphonse X le sage.

Au bout de 45 minutes de bus, nous arrivons au centre ville et débutons notre visite. Nous nous dirigeons vers le centre historique, espérant découvrir de somptueux édifices et monuments.

Cathédrale de Murcia
Avant de quémander une carte de la ville auprès de l'office du tourisme, nous visitons la cathédrale. Cet édifice datant du XIVème siècle possède une superbe façade baroque et un intérieur gothique.

Le palais épiscopal
A la sortie, nous entrons dans l'office du tourisme et repartons avec une carte du centre ville et nous constatons qu'il n'y a en fait rien d'autre à visiter, si ce n'est quelques musées. Nous repartons donc avec une carte qui nous sert à nous orienter dans les petites rues de la partie historique. Le temps a changé, une petite pluie tombe et il commence à faire froid.

Après avoir mangé, nous reprenons le bus et rentrons au bercail. De sa splendeur passée, Murcie a tout perdu, un centre historique réduit, quelques édifices (casino, cathédrale, théâtre, ...), un p'tit tour et nous voilà rentrés.

Après une deuxième nuit, nous reprenons la route vers l'Andalousie. Mais avant de quitter le camper park, le propriétaire nous offre plein d'oranges et de citrons pour faire du jus (nous n'allons pas manquer de vitamine C).

Nous passons Lorca et l'heure du repas arrivant, nous nous arrêtons sur une aire de services sur l'autoroute pour déjeuner. A côté de nous, vient se garer un routier marocain qui se prépare lui aussi son repas. Comme nous avons beaucoup de fruits, nous décidons de partager avec lui nos oranges et citrons. En retour, il m'offre un verre de thé et nous faisons un brin de causette en espagnol et en français. Avant de repartir, le chauffeur vient nous voir avec un sac rempli de légumes du Maroc. Nous avons abandonné nos oranges et citrons et récupéré des tomates, courgettes, poivrons et piments (plus de deux kilos de légumes). Cette brève rencontre s'achève par son départ car il rentre chez lui après 2 000 kms de route.

Dans l'après midi, nous arrivons au début de la mer de plastique d'Alméria. Il s'agit en fait de serres à perte de vue qui donne l'impression que nous sinuons sur une mer de plastique.

Notre étape nous fait quitter pour un temps cette mer agricole (peut-on encore parler d'agriculture ?) pour entrer dans la parc naturel du Cabo la Gata. Les serres s'arrêtent aux limites du parc, prêtes à continuer leur avancée.

Leçon ludique de géologie
Ce parc est une curiosité géologique. Au départ, il y avait la mer qui recouvrait toute cette partie du littoral actuel. Cette plaine sous marine était régulièrement secouée par des éruptions volcaniques sous marines. Puis un jour, la plaque africaine remontant vers l'Europe a plié et fait monter cette plaine volcanique pour donner un relief de montagne et de désert. Cette région est le décor des westerns des années 50 puisque nombre de ces films ont été tournés ici.

Mexique ? Non, Espagne
Nous avons l'impression d'évoluer dans un autre lieu que l'Espagne. Des images de Mexique, cactus, maisons blanches, vent, buissons qui roulent, nous viennent tout de suite en tête lorsque nous nous promenons dans cette curiosité.

Nous ne sommes pas seuls à Cabo la Gata ...

A La Isletta non plus ...
Nous nous posons à Cabo la Gata pour la première nuit et à La Isletta pour une autre nuit. A Cabo la Gata, il s'agit d'un parking situé en bord de mer avec un robinet. Nous sommes plusieurs CC sur celui-ci, et La Isletta, c'est pareil avec le point d'eau en moins. Les deux villages sont beaux et vides puisqu'ils se remplissent en saison.

Chevauchée sans chevaux

Dune de sable fossilisée
A La Isletta, nous effectuons une grande promenade qui nous emmène jusqu'aux dunes de sables fossilisées (autre curiosité - du sable tellement comprimé qu'on dirait de la roche et régulièrement rongées par les vagues). Sur ces dunes, se trouve aussi une ancienne batterie côtière qui faisait partie d'un ensemble de 9 batteries situées sur tout le littoral du cap.

Y a plus d'or

Dans l'autre mine non plus
Mais avant, le matin, nous avons visité le petit village de Rodalquilar, endroit où se trouvait une mine d'or fermée au début des années 90, impression de western, ville fantôme, rues désertes, maisons abandonnées, odeur de plomb et de règlement de compte. Nous visitons l'exposition qui raconte le passé géologique de la région ainsi qu'un bref historique de la mine d'or. Avant la fermeture, il y avait 1 400 habitants, après la fermeture plus que 75 habitants. Heureusement que le tourisme a permis à ce village de continuer à vivre puisque la mine se visite.

Village blanc d'Andalousie
Nous sommes charmés par les paysages et les villages. Nous serions bien restés plus longtemps, histoire de profiter un peu plus des possibilités de randonnées mais nous devons rejoindre notre mer de plastique car l'Andalousie, l'envoûtante Andalousie comme nous allons nous en rendre compte au fur et à mesure de notre avancée dans cette province nous tend les bras.

Le phare et le cap de Cabo la Gata
Nous quittons le parc de Cabo la Gata sous le vent, véritable tempête de vent mais ça, c'est une autre histoire du Western andalou !!!

jeudi 4 février 2016

L'Espagne - Vieux royaume, royaume de vieux et bataille du gaz



Nous quittons Viladrau pour nous poser à Navarcles, toujours en Catalogne. L'aire est sympa, légèrement excentré du centre mais nous nous rendons quand même en ville pour effectuer quelques achats et découvrir cette bourgade, qui se révèle être sans intérêt. Nous sentons que c'est une ville dortoir neuve malgré quelques atouts touristiques puisqu'elle est entourée de sources et de chemins de randonnées.

Je ne m'éloigne pas du sol !

Moi non plus !
Au retour de cette visite, nous en profitons pour faire le tour du petit lac artificiel proche de l'aire de camping-car. Le temps, brumeux depuis le matin, s'est réchauffé et cette promenade autour du lac et sous le soleil réchauffe tout le monde. C'est l'occasion pour les enfants de se dépenser sur l'aire dédiée au sport près du lac.

Le lendemain, nous reprenons la route en direction de l'ouest car nous voulons nous rendre à Saragosse, puis rejoindre Madrid par l'intérieur des terres. Nous nous posons à Cervera (ne pas confondre, je n'ai pas écrit cerveza !!!).

L'aire est plutôt excentrée par rapport au centre historique, car l'Espagne ne possède pas seulement des plages mais aussi une histoire millénaire avec des traces encore présentes, ce qui nous fait prendre conscience que ce pays est aussi vieux que la France (et grand). Nous nous mettons en route puis nous filons vers le centre historique;

Une muraille
Cervera, forte de ses 9.000 habitants, est maintenant une ville industrielle et de services qui se consacre encore à son activité traditionnelle, l'agriculture dont les champs entourent la ville. La ville est ceinturée par une muraille par endroits. Nous faisons une partie des remparts et admirons le paysage alentour.

La plaza mayor
Puis, nous remontons vers la Plaza Mayor (la Grand-place) et arrivons devant la mairie datant du XVII ème siècle. Enfin, nous continuons pour contourner l'église paroissiale Santa Maria. De là, s'ouvre un panorama et nous nous apercevons que nous surplombons les remparts.

La magnifique université
Notre ballade se poursuit en déambulations dans la ville close (partie à l'intérieur des remparts) pour finir dans un restaurant au charme désuet. L'hôtelier nous propose le menu du jour pour 9.90 € par personne (deux plats, pain, dessert, boisson et café compris). Cet arrêt nous permet de goûter à la cuisine espagnole traditionnelle (un délicieux ragoût de pied de porc - mijoté pendant 5 heures - accompagné d'une sauce à la canelle). Pour digérer, nous reprenons notre visite et passons devant l'Université (XVIII - XIXème siècle), puis nous rentrons nous mettre au chaud.

Durant notre ballade, nous apercevons souvent des drapeaux estampillés "93". Nous finissons par apprendre que ce numéro 93 est le numéro du pilote de moto Marc Marquez, natif de Cervera dont la population entière est très fier. Je viens de regarder sur Internet et je m'aperçois que ce jeune homme (né en 93 - tout s'explique) est en fait un grand champion de moto (plusieurs titres de champions du monde).

Comme nous avons souvent froid, surtout le matin et le soir, nous décidons de zapper Madrid pour le moment et nous retournons sur la côte, là où la température est plus élevée.

De Cervera, nous prenons la route pour Deltebre, dans le delta de l'Ebre. Effectivement, la température est plus clémente. Nous trouvons une aire gratuite près de la boutique qui vend des produits locaux en circuit court. Cet arrêt nous permet de nous ravitailler en riz du delta, puisque la région du delta de l'Ebre est une grande région productrice de riz. D'ailleurs, avant d'arriver sur l'aire, nous voyons de nombreuses caves coopératives de riz (arrocerias dans le texte). Nous trouvons aussi dans cette boutique, de la crème de riz (en liqueur - style malibu), de la liqueur de riz aux herbes, ainsi que de la charcuterie locale (chorizo, sobresada, ...).

Le lendemain, nous reprenons la route et décidons d'aller visiter Peniscola et son château. Nous arrivons à Peniscola dans la matinée. Bien sûr, il y a de nombreuses interdictions de stationner pour les camping-cars. Nous trouvons un parking près du centre historique ne présentant pas de panneaux d'interdiction.

Une ruelle de la vieille ville
Un p'tit air de Grèce
Nous nous dirigeons vers la vieille ville, à pied, et entamons la visite de celle-ci. Nous tombons tout de suite sous le charme de cette vieille ville. Une fois que les portes sont franchies, nous nous retrouvons dans un dédale de ruelles, encadrées de maisons aux murs blancs, aux tours de fenêtres peints et aux balcons garnies de carreaux de céramique. De plus, il fait un grand soleil et le ciel bleu, un temps idéal pour visiter et faire des photos. Nous avons l'impression d'être en Grèce tant le blanc des maisons et le bleu du ciel contraste.

La cour intérieure et le palais pontifical

Vue de la cour intérieure
Nous finissons par arriver devant la porte du château. Ce château a hébergé le pape Lune, soit Benoît XIII (antipape). Ce pape, s'est enfui d'Avignon pour se réfugier à Peniscola,. Il fût déchu mais refusa d'abdiquer. Il mourut d'ailleurs à Peniscola. Le château, avant d'être résidence papale était une commanderie des Templiers, bâtisseurs de ce dernier. Se promener dans ce lieu, est pour nous très bizarre car cela faisait un moment que nous n'avions pas visiter de château (après les sites de la Grèce antique, cela fait bizarre de déambuler au milieu de pierres qui sont encore en place !!!).

A la fin de la visite, nous nous rendons vers un camper park situé en périphérie de la ville. A peine arrivés, nous sommes plus ou moins agressé par un des camping-caristes déjà installé. Je me rends à la réception pour savoir si il y a de la place et de l'électricité. Pas de problème pour la place, mais le propriétaire me signale qu'il n'a plus de bornes de libre pour l'électricité. Il y a une machine à laver, parfait, nous avons du linge à laver, puis il y a du WIFI, parfait, nous en avons besoin mais, nous avons des enfants et là, problème pour le propriétaire. Il me demande leurs âges et me répond qu'ils sont trop jeunes et de ce fait, nous ne pouvons pas rester. Effectivement, en ressortant de la réception, nous comprenons qu'en fait, nous ne sommes pas sur une aire de CC mais dans une maison de retraite !!! Après avoir visité le vieux royaume d'Espagne le matin, en début d'après midi, nous faisons connaissance avec le royaume de vieux d'Espagne.

Nous finissons par trouver un autre camper park et décidons malgré le prix d'y passer la nuit. En fin d'après midi, nous faisons une ballade sur le front de mer, non loin du camper park.

En nous levant, nous constatons que notre bouteille de gaz est vide. Heureusement, nous avons une deuxième bouteille.

Nous avons repéré une aire gratuite à Simat de la Valldigna, mais avant d'y arriver nous voulons nous arrêter à Onda. Nous y arrivons en fin de matinée et nous nous posons sur un parking pour manger. Nous sommes un peu éloignés du centre historique et les environs ne nous donnent pas envie de laisser Antipode seul sur un parking. Nous décidons de continuer notre route et roulons jusqu'à Simat de la Valldigna.

En cours de route, nous nous arrêtons dans des stations services pour essayer de nous ravitailler en gaz, mais impossibilité de repartir avec une bouteille pleine. C'est comme en France, il faut une bouteille vide pour avoir une pleine, avec toutefois, une différence de taille. Vous ne pouvez pas acheter de bouteille de gaz si vous ne ramenez pas une bouteille vide. A chaque station, nous repartons bredouille et décidons de remettre la bataille du gaz au lendemain.

En arrivant sur l'aire, nous constatons que de nombreux camping-cars "étrangers" occupent le site de façon anomique. Nous trouvons une place et nous nous installons. En fin d'après midi, nous faisons un tour dans le village accompagnés d'une douceur, due à la présence du soleil et au rallongement des jours.

Le lendemain, notre mission (si vous l'acceptez etc., ..... nous on l'accepte car on n'a pas le choix), est de mener à bien la bataille du gaz. Nous nous rendons d'abord à Tavernes, distante de 7kms car nous avons repéré sur internet un point de vente Repsol (le Total local, qui d'ailleurs fait partie du groupe Total). En arrivant en ville, nous découvrons qu'il n'y a plus de point de vente Repsol !!! Nous nous renseignons auprès d'une station Repsol. Le pompiste nous dit qu'il faut aller à Gandia pour acheter une bouteille et faire un contrat de location de bouteille (la consigne comme on dirait en France), mais avant, il faut téléphoner à cette agence pour savoir si ils ont une bouteille de disponible. Cinq minutes plus tard, me voilà au téléphone en train de raconter ma vie en espagnol avec la petite dame de l'agence qui nous invite à passer pour établir le contrat et récupérer la dite bouteille. Nous reprenons la route et arrivons bientôt à destination (en la calle valencia, al lado de la estacion de tren - j'ai pas fait deux ans d'espagnol en Nouvelle Calédonie pour rien !!!). Nous nous garons en face de l'agence, sur un emplacement réservé aux livraisons, et je descends établir le contrat et récupérer la sainte bouteille. Au moment de payer, la p'tite dame me dit qu'elle n'accepte que les cartes espagnoles. La bataille du gaz n'est pas terminée, il nous faut maintenant trouver "un banco" pour retirer de l'argent. Au coin de la rue, il y a un distributeur, course vers celui-ci, retrait puis enfin paiement du précieux combustible et rangement dans la soute à gaz d'Antipode, retrait stratégique vers Simat et profiter d'une démobilisation méritée. Fin de la guerre, nous avons vaincu. Ah oui !!! Ce n'est pas fini, il faut un détendeur spécial (que nous avons) et un adaptateur (que nous avons aussi) pour installer la bouteille. Au lieu de tergiverser sur la longueur de la saucisse de porc, les députés européens devraient faire quelque chose pour harmoniser la vente, la distribution et les systèmes d'alimentation du gaz !!!

Chapelle perdue dans les orangers
L'après midi, nous partons visiter le monastère de Santa Maria de la Valldigna situé dans la ville de Simat de la Valldigma, à 3 minutes à pied de l'aire. Mais avant de visiter celui-ci nous faisons un tour dans la campagne environnante. Nous nous rendons à la chapelle de Xara (une ancienne mosquée reconvertie). Elle est située à quelques centaines de mètres du village et surtout, elle est entourée d'orangers ployant sous leurs fruits. Nous poursuivons notre chemin vers une fontaine puis nous nous rendons au monastère.

Le cloitre



Ce monastère date du XIVème siècle et a beaucoup été remodelé depuis, surtout après les tremblements de terre de 1396 et de 1644. Le monastère, cistercien, a été abandonné par les moines en 1835. Classé monument historique en 1970, il a depuis subi des restaurations.

Le baroque dans sa splendeur
L'intérieur de l'église présente des superbes plafonds peints ainsi que les clochers valenciens. Le reste du site est en cours de restauration permanent. Ces restaurations nous permettent de déambuler dans le cloître, d'apprécier la beauté austère et froide de la salle capitulaire, de nous promener dans les jardins du monastère, de visiter les cuisines et le réfectoire et enfin de nous rendre dans le palais de l'Abbé, bâtiment contigu au monastère.

Passé et présent
Le soleil couchant nous laisse encore une fois admirer ces vestiges d'un passé où un des pères supérieurs de ce monastère fût un Borgia.

Encore de la couleur avec les fraises d'Espagne
Demain, nous reprendrons la route pour le sud.