Les rendez-vous médicaux pris
pour juin et l'urgence dentaire terminée, il nous faut quand même repartir. Ce
n'est pas en restant chez les Chtis que nous allons boucler notre tour d'Europe
(même si nous avons failli rester dans le Nord tant la gentillesse des gens du
Nord n'est pas une légende - clin d'oeil à Xavier et Johanna).
Fin de promenade, le canal déborde |
Mais avant de
partir, nous devons encore une fois franchir la porte d'un laboratoire
d'analyses médicales. Mi-juin, à l'issue du RDV chez l'allergologue pour
Baptiste, qui venait de lui prescrire une prise de sang, nous nous étions
rendus dans un labo d'analyses médicales pour effectuer cette dernière. Depuis,
nous attendions les derniers résultats puisque ceux que nous avions reçus
étaient partiels. Nous aurions pu les attendre longtemps car nous nous sommes
rendus compte que les résultats reçus étaient complets pour le laboratoire
(alors qu'il manquait une partie des résultats). Après un rapide coup de fil,
le labo reconnaît qu'une partie de l'analyse prescrite n'a pas été réalisée.
Nous leur demandons de nous envoyer l'ordonnance afin de faire réaliser cette
prise de sang au plus tôt, au moins avant que nous repartions. C'est donc muni
de cette ordonnance que nous franchissons la porte d'un labo pour faire une
nouvelle prise de sang à Baptiste. A peine franchie, nous apprenons que le
médecin qui s'occupe des prises de sang pour les enfants n'est pas là
l'après-midi. Nous refranchissons cette même porte le lendemain matin et
finalement Baptiste se refait "piquer" aux cris de "mon
Dieu", "non, pitié", mais avec le sourire quand même (nous
pensons l'inscrire au Cours Florent).
L'épisode
médical du mois de juin étant terminé, nous arrivons quand même à reprendre la
route entre deux averses.
Nous quittons
rapidement la France (et ses nombreux désagréments et autres tracasseries) en
nous dirigeant vers la Belgique.
Après avoir
fait une courte halte à Tournai, nous continuons notre route à travers la
Wallonie.
A notre grande
surprise, le paysage, plat au début de notre route commence à être vallonné. Le
style architectural n'est plus le même. Les maisons de style flamand, en brique
rouge, ont cédées leurs places aux maisons en pierre.
Par moment,
nous avons l'impression de nous retrouver en moyenne montagne. Le style des
maisons nous laisse à imaginer parfois que nous trouvons dans le Périgord ou
lorsqu'il n'y plus d'habitations, que
nous nous trouvons dans les Vosges.
Ainsi, comme
l'endroit où nous arrêtons pour dormir, Hamoir, tout nous laisse à croire que
nous sommes sur le bord d'une rivière coulant lentement dans le Périgord,
excepté les drapeaux des "diables rouges" qui flottent aux fenêtres.
D'ailleurs, au
cours de cet arrêt, le ballon de Baptiste, tout comme l'équipe belge a pris la
poudre d'escampette et a terminé sa course dans la rivière Ourthe !!!
Le lendemain,
nous nous remettons en route et roulons en direction de l'Allemagne.
Comme la
veille, nous sommes à nouveau surpris de découvrir que la troisième langue
officielle en Belgique est l'allemand.
La dernière
partie belge que nous traversons est donc germanophone. Surprenant voire
déconcertant au début, ce petit rappel de la langue de Goethe nous laisse à
penser que nous sommes dans la bonne direction pour la suite de nos aventures.
Cela nous fait aussi une piqûre de rappel linguistique car dans quelques
kilomètres nous allons aussi pratiquer cette langue !!!
Pas de panneau
pour nous accueillir, pas de douanes bien sûr, mais nous remarquons que la
couleur des panneaux routiers n'est plus la même. Nous sommes en Allemagne.
Nous nous
mettons tout de suite en direction de Koblenz.
Jacqueline, qui
a repris elle aussi du service, nous indique l'itinéraire qui doit nous
conduire jusqu'à l'aire repérée sur notre bible des aires d'Europe. Mais ce que
Jacqueline ne sait pas, c'est que quand les allemands font des travaux sur une
route, ils coupent la route dans les deux sens et vous proposent une déviation
notée "U" (Umleitung). Tant bien que mal et sous les stridulations de
Jacqueline, nous empruntons une première déviation qui nous renvoie sur une
deuxième déviation et qui se termine sur une nouvelle route barrée. Jacqueline
ne sait plus où nous nous trouvons et finissons par reprendre la main.
Dans la vieille ville |
Finalement,
sans trop de tours, détours, contours et autres tours de cons, nous arrivons à
Koblenz. Nous nous posons sur l'aire et filons visiter la ville entre deux
averses.
Même si depuis
notre départ, la température s'est élevée, la météo alterne entre éclaircies et
pluies.
Parapluies dans
le sac, coupe-vent sur le dos, nous partons à l'assaut de Koblenz.
Nous longeons
un peu la Moselle et arrivons au pied de la vieille ville. Encore quelques
marches et nous déambulons dans la vieille ville. Nous arrivons sur une place
où se côtoie quelques maisons anciennes dans le plus pur style allemand, le
style que je baptise aussitôt "old german" (puisque les anglais ont
quitté l'Europe, utilisons une expression plus europhile !!!).
Croisière romantique sur le Rhin |
Nos pieds
finissent par nous emmener sur le bord du Rhin. Le long des rives, se trouvent
de nombreux bateaux de croisière.
Entre Moselle et Rhin |
Puis, nous
arrivons au confluent de la Moselle et de Rhin. L'endroit est spectaculaire. Le
confluent est large et de nombreuses péniches remontent ou descendent le fleuve
et/ou la rivière. C'est un chassé-croisé d'embarcations continuel. Il y a même
des porte-conteneurs conçus pour naviguer sur les voies fluviales !!!
Le dernier Empereur du confluent |
Au confluent,
se trouve aussi une immense statue d'un empereur allemand, certainement le
dernier en date (nos notions d'allemand sont très limitées !!!).
Nous nous
arrêtons dans un biergarten, institution allemande, pour déguster un de ces
breuvages prisés par nos camarades d'outre-rhin, une bière.
Le soleil se
fait à nouveau la malle, laissant le vent et quelques gouttes faire trempette
dans nos verres, ce qui nous incite à les terminer plus rapidement que prévu
(faut pas gâcher le produit !!!).
Nous rentrons
en longeant la Moselle puis nous nous reposons avant de poursuivre notre
remontée du Rhin.
En fin de
matinée, nous quittons l'aire de Koblenz et nous nous dirigeons vers le sud de
l'Allemagne en longeant les rives du Rhin.
Cette partie du
fleuve est très connue et touristique. Il y a de nombreux châteaux qui bordent
les rives. Le fleuve est sillonné de péniches et autres bateaux de croisière qui
soit le remonte, soit le descend.
Nous passons
près du rocher de la Loreleï. Nous ne pouvons nous arrêter car il pleut et rien
n'indique que nous y sommes !!!
Côtes du Rhin |
Petite Bourgogne le long du Rhin |
Nous continuons
jusqu'à la ville de Rüdesheim am Rhein. Cette ville nichée le long du Rhin est
surtout connue pour son vin, de nombreux viticulteurs se partagent les environs
et les "Weingut" font légion dans la ville.
Déambulation dans l'altstadt |
La ville,
malgré ses touristes a gardé un aspect d'authenticité, notamment quand on
remonte les petites rues perpendiculaires au Rhin.
Un de plus à la collection |
Baptiste, pour
compléter sa collection, décide d'acheter un drapeau allemand. Au retour, il
rejoint les autres nations déjà présentes.
La visite
terminée, nous filons vers le parking du jour qui se trouve une dizaine de
kilomètres plus loin en remontant la Rhin.
Nous nous
arrêtons sur un parking entouré de vignes.
Le lendemain,
après l'école du matin, nous nous mettons en route et partons en direction de
Würzburg, un peu plus à l'est et au sud de notre position de départ.
Nous traversons
la zone Wiesbaden, Frankfurt, Mainz en évitant de rentrer dans ces grands
centres urbains.
A l'heure du
déjeuner, nous nous arrêtons à Aschaffenburg, ville au tourisme limité, plus
tournée vers les industries mais possédant une vieille ville toute proche de
l'aire.
Après le repas,
nous empruntons le pont sur le Main pour nous rendre dans la vieille ville.
Chateau - Musée |
Dans la vieille ville |
La place de l'église |
Notre route
croise le château Johannis qui surplombe la rivière, puis nous déambulons dans
les rues de la vieille ville avant de nous attaquer aux rues plus modernes où
échoppes et magasins en tout genre bordent les rues piétonnes.
Le temps de
manger une glace, car même si le soleil partage volontiers le ciel aux nuages,
la température a encore grimpé, et puis nous rentrons nous reposer et nous
désaltérer.
Nous lézardons
au soleil, à l'ombre d'Antipode quand même, en attendant l'heure du repas et du
repos nocturne.
Demain, nous
continuons vers Nuremberg !!!
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