mercredi 18 mai 2016

Irlande - Temple, temple et Temple



Nous voilà en route vers la République d'Irlande, la verte Irlande, différente de l'industrieuse Irlande du Nord, l'Irlande libérée !!!

Pas de frontière, pas de panneau, mais un changement de taille (ou de longueur) : le kilomètre a remplacé le mile.

C'est donc en fin de matinée que nous entrons en Irlande.

Notre premier arrêt, ce sera pour le site de Newgrange dans la vallée de la Boyne.

La verte vallée de la Boyne
Cette vallée, située au Nord de Dublin, accueille en son sein un site mégalithique de toute beauté, bien plus vieux que les célèbres pyramides d'Egypte ou bien que Stonehenge (son grand rival ultra connu).

Ce site, classé au Patrimoine Mondial, est encore mieux que Stonehenge et pose encore plus d'énigmes que ce dernier. Ce site mégalithique est une tombe à couloir, un tumulus qui servait aussi de ....... temple.

Newgrange est la tombe à couloir la plus connue d'Irlande, parmi les 97 autres tombes similaires recensées aux alentours de celle-ci. Mais c'est aussi la plus impressionnante, tout comme le mégalithe magnifiquement décoré qui trône devant l'entrée de la tombe.

Pendant l'attente avant la visite
Le tumulus recouvre un tombeau unique constitué d'un couloir et d'une chambre cruciforme (à trois branches - ou alcôves). Si l'extérieur a été restauré, il n'en est pas de même avec l'intérieur. L'intérieur n'a pas subi de restauration, il est resté tel quel.

Ces tombes ont été construites par une civilisation qui a abandonné la vallée de la Boyne pour une raison inconnue. La construction de la tombe de Newgrange date de 5000 ans.

Bon, ce n'est qu'une tombe, OK !!!

L'entrée de la tombe pour les Hommes et la Lumière
Mais ce n'est pas qu'une tombe. Au-dessus de l'entrée de celle-ci, il y a une ouverture. Cette ouverture laisse rentrer la lumière une seule fois par an et devinez donc à quelle date !!!

Tous les ans, au solstice d'hiver, le premier rayon de soleil passe par l'ouverture, suit le couloir pour atteindre le sol de la chambre tombale, puis la vasque de pierre située dans le renfoncement de l'alcôve principale. Et cela n'est pas un hasard !!! Il symbolise le renouveau de la lumière, le retour de la lumière sur les ténèbres, le renouveau après la mort !!! C'était il y a très longtemps et c'est encore d'actualité puisque la guide nous montre une simulation grandeur réelle de ce qui se passe lors du solstice d'hiver.

1er Temple !!!

A la fin de la visite, nous reprenons la route pour nous diriger vers la capitale Dublin.

Nous avons repéré un camping, mais il nous faut d'abord traverser la ville pour aller nous y installer. Jacqueline, cette bonne vieille Jacqueline, refuse de nous y envoyer car elle pense que la route est limitée à 3 tonnes !!! Elle râle tant et plus et nous finissons par arriver à la dite route qui est limitée à 7.5 tonnes. Jacqueline 0 - Les Antipodiens 1.

Nous nous installons et nous nous renseignons sur les moyens de nous rendre "à la ville". Qui dit camping, dit washing machine (et dryer machine - on n'est pas dans un pays chaud ici !!!). Tous les CCistes savent de quoi nous voulons parler : camping = douches sans restrictions d'eau chaude, machines à laver, .....

Le lendemain, nous montons à la capitale avec le citysightseeing bus qui dessert le camping. Après de nombreux détours, nous arrivons au centre ville. Nous traversons la rue et remontons dans un autre citysightseeing bus qui va nous faire faire le tour la ville avec des commentaires en français.


De toute façons, nous savons ou nous voulons aller. Notre première visite de la journée, ce sera pour le Guiness storehouse, le temple de la bière locale, temple sur 7 étages avec au sommet le fameux gravity bar qui laisse Dublin à nos pieds à 360°.

Dublin version Gravity Bar
Saint Guiness priez pour moi
Aussitôt dedans, nous emboîtons le pas et tel des croyants tournant autour d'un lieu saint nous serpentons autour de l'expo qui nous explique comment est faite la bière (de l'eau, du houblon, des levures et des céréales). C'est religieusement, psalmodiant la divine parole d'Arthur Guiness (1 femme, 21 enfants) - la lecture des tableaux explicatifs, que nous suivons la file des pèlerins de la divine boisson dublinoise. C'est sans agitation que nous arrivons à la fin du premier étage, ému devant tant de dévotion de la part des pèlerins. Nous filons aux étages supérieurs pour terminer notre montée spirituelle jusqu'au gravity bar. Il ne suffit que d'une légère prière écrite sur un ticket remis à l'entrée de ce grand temple pour enfin accéder au saint nectar. P'tain, que c'est bon de déguster une bonne bière remplie de gluten !!! Une bonne pinte bien fraîche en regardant la ville et la brasserie (qui est la seule brasserie Guiness dans le monde).

La sainte chapelle pour la sainte boisson
Mais après le repas, toujours accompagné de la divine boisson du Dieu Arthur Guiness, nous poursuivons notre visite de la ville.

2ème Temple !!!

Nous nous promenons à pied puis reprenons un bus pour revenir sur O'Connell Street. Nous avons repéré dans le bus, un encart publicitaire pour une expo sur l'Easter rising de 1916.

Cette expo retrace jour par jour l'insurrection de 1916, qui vit la proclamation de l'indépendance de la République d'Irlande. La nouvelle république ne vécut que 4 jours. L'armée britannique mit fin à cette république après 4 jours de combats acharnés au centre ville de Dublin, au GPO plus précisément (General Post Office).

Les 7 leaders de la contestation furent exécutés après des jugements hâtifs. En plus de ses 7 leaders, 7 autres membres politiques de la nouvelle République d'Irlande furent arrêtés et exécutés. Plus que l'insurrection, ce sont ces exécutions qui resteront dans la mémoire collective irlandaise et servira de noyau fondateur pour la prochaine guerre d'indépendance (1919- 1922). L'expo est très bien faite, surtout le son et lumière qui retrace les derniers moments, la fuite et l'exécution des leaders (James Conolly, blessé à la jambe lors des combats, fut attaché sur une chaise pour être fusillé).

Molly O'Reilly
Grâce à cette expo, nous apprenons que de nombreuses femmes ont participé à ces événements. Ainsi, quelques jours avant l'Easter rising, c'est une femme, Molly O'Reilly qui a été choisie pour faire flotter le drapeau sur la GPO.

Après cette virée dans l'histoire, nous repartons sur les quais, traversons un pont et nous nous retrouvons dans notre dernier et 3ème Temple de la journée.

Nous voilà dans le quartier de Temple Bar, endroit mythique des débuts de nombreux groupes. Ainsi, U2 a commencé sa carrière dans ce quartier en jouant dans un pub connu du quartier.

Temple Bar, la culture est dans la rue !!!
Alors que ce quartier devait être détruit à la fin des années 80, il fut décidé de sauver ce quartier grâce à un projet culturel. Ce quartier est une ruche où la musique est reine.

Keywest en live pour le plus grand plaisir de Florine
Nous assistons d'ailleurs en pleine rue à un concert de "Keywest", un groupe pop rock local. Bon son, bonne musique, voilà de quoi terminer une bonne journée.

Nous déambulons encore quelques temps dans Temple bar en attendant notre bus.

C'est éreinté que nous finissons par arriver au camping. Nous avons passé une excellente journée. Dublin est une ville fantastique, tourné vers le futur et n'oubliant pas son passé pour autant.

Nous décidons de rester une journée de plus car nous n'avons pas fini de découvrir cette ville.

Après le temple mégalithique, le temple de la bière et Temple bar, demain, nous partirons sur les traces des vikings.

vendredi 13 mai 2016

La Grande-Bretagne - De l'Ecosse à Saint Patrick


Le matin, nous nous réveillons avec un froid glacial.

Il a gelé et il fait 5°C à l'intérieur d'Antipode. Le temps polaire est toujours d'actualité même si c'est la fin de la vague de froid. Accompagnant le froid, la pluie est de la partie. En plus de la pluie, il y a aussi de la neige mêlée à celle-ci. La journée commence bien !!!

Nous nous mettons en route et sommes rapidement en Ecosse même si ce n'est que pour deux jours.

Nous arrivons dans les premières villes écossaises. Nous sommes dépaysés par rapport à l'Angleterre. Les rues sont bordées de maisons et d'édifices en grès rouge. Même si cela donne une impression de chaleur, le vent glacial nous rappelle vite que ce n'est qu'une impression.

Du bleu, du vert et au milieu un château
En cours de matinée, nous arrivons à Caerlaverock Castle. Nous avons décidé de visiter ce château en ruines qui sont, paraît-il, les plus belles de Grande-Bretagne.

Heureusement, le temps est revenu au beau fixe même si il fait encore froid.

Ce château, comme tant d'autres a aussi subi de nombreuses transformations perdant peu à peu sa vocation défensive.

D'ordinaire de forme carrée, ce château a une forme triangulaire, ce qui nous surprend. Comme les villes environnantes ce château entouré de douves de pelouses et d'arbres est en pierre rose, ce qui lui donne un aspect particulier avec le vert du gazon.

En 1634, le château a définitivement perdu son rôle défensif pour devenir une luxueuse demeure de style Renaissance.

Superbe façade renaissance
D'ailleurs, à l'intérieur du château, nous admirons une somptueuse façade Renaissance.

Nous continuons notre sortie culturelle du matin en allant sur le site de l'ancien château, non loin du château actuel.

Sur le site de l'ancien château, nous apprenons que celui-ci a été déplacé car il était devenu invivable (proche des marais, humidité, accès trop difficile, ...). Alors, les seigneurs du château ont décidé de transférer le château sur le site actuel.

Dans le village de New Abbey

Une rue du village
Après manger, nous nous remettons en route et nous nous dirigeons sur New Abbey, petit village situé non loin de Dumfries.

L'abbey et son cimetière
En arrivant, nous apercevons les ruines de Sweetheart Abbey, impressionnantes ruines en grès rouge, ceintes d'un cimetière et de pelouses bien entretenues.

Dans les murs de l'abbey
Cette abbaye a été fondée par Devorgilla de Bailleul en hommage à son défunt mari. Pour la petite histoire, Elle fit embaumer le coeur de son époux, le garda avec elle jusqu'à sa propre mort, 22 ans plus tard. Elle fut enterrée avec cette relique d'où le nom de l'abbaye "sweetheart" (petit nom donné à l'être aimé).

Même si le soleil est présent, le vent polaire et les averses nous rappellent que la vague polaire est toujours là. En moins d'une heure, nous avons toutes les saisons à raison d'une saison par quart d'heure. Nous tombons la veste puis dans la demi-heure suivante nous remettons celle-ci avec bonnet et gants !!!

C'est l'heure du thé
Pour nous réchauffer, nous nous installons dans un "tea room" pour ingurgiter une boisson locale accompagnée d'une pâtisserie maison ("homemade" dans le texte).

Antipode et Sweetheart
Nous nous installons sur le parking de la Sweetheart pour passer la nuit. Arthur Leroy en profite pour prendre possession de l'édifice, surtout que depuis le château de ce matin, le p'tit sieur a enfin trouvé son heaume. Demain soir, nous serons sur le ferry pour l'Irlande.

Grande-Bretagne conquise, à l'assaut du Royaume-Uni
Dernier jour en Grande-Bretagne avant d'aller rouler au Royaume-Uni.

Pour cette dernière journée, nous continuons notre remontée vers Cairnryan, port d'embarquement vers l'Irlande.

Nous nous arrêtons à Kirkcudbright (prononcez "keur - kou - bri").

Comme la veille, nous avons toutes les saisons en une heure mais avec une variante, l'été est très court, voire inexistant parfois !!!

Nous faisons quand même un tour de ville puis nous allons nous réfugier au sein du musée Stewartry.

Ce musée gratuit recèle les trésors de la ville. C'est en fait un musée de l'histoire locale, rétro et qui peut paraître brouillon. On y trouve de tout, d'un passé lointain comme les restes d'un passé récent. Le plus kitsch (tasse souvenir du mariage de Charles et Diana) côtoie les blaireaux et autres oiseaux empaillés, les morceaux de granit du coin, les tickets de rationnement de l'ancienne guerre et encore d'autres machines agricoles. Ce musée est une tranche de vie brute et sans concession, une plongée dans l'intimité des habitants de Kirkcudbright.

Après le repas, nous continuons notre remontée vers le port d'embarquement.

Nous nous posons en fin d'après-midi sur un parking au nord de Cairnryan en attendant notre heure d'embarquement.

A 23h30, nous quittons la GB pour le RU et l'Irlande. Deux heures et demie plus tard, nous arrivons à Belfast. Nous sortons rapidement de Belfast pour nous installer sur une aire au sud de la ville.

Après cette nuit tronquée, nous partons sur les traces de Saint Patrick, le saint patron du pays au trèfle.

La ville de Downpatrick
Notre première station sur les pas de St Patrick nous mène à Downpatrick, nous voilà dans le pays de St Patrick.

Nous visitons le St Patrick Centre où nous faisons contact avec le saint homme grâce à un film sur écran Imax et en français.

Sa vie nous est relatée depuis son enlèvement, son esclavage, son évasion et son retour en Irlande. Il convainquit un roi irlandais en lui expliquant la sainte trinité à l'aide d'un trèfle (d'où le trèfle comme emblème du pays).

Nous déambulons dans le centre où de nombreuses reconstitutions aidées de technologies multimédia nous fait vivre sa vie avec à la fin une interrogation sur le message de St Patrick et sur sa réalité. Ce qui outre le fait historique est la partie la plus intéressante de l'exposition.

Le saint homme qui fait remplir les pubs le 17 mars
A la sortie du centre, nous montons jusqu'à la cathédrale St Patrick. Dans les jardins de la cathédrale, se trouve la tombe de St Patrick, symbolisée depuis 2000 par une pierre sur lequel est inscrit simplement Patrick ainsi qu'une croix gaélique.

Après cette première incursion dans le monde de Patrick, nous allons nous installer sur un parking en bord de mer. Le paysage qui nous entoure est splendide.

La carte postale Irlandaise
Le port nous paraît comme une carte postale, image stéréotypée de l'Irlande, c'est à dire, d'un côté, la lande et sa végétation rase, de l'autre côté, l'océan et ses bateaux.

A la sortie du port
Nous profitons du beau temps pour nous promener dans le village d'Ardglas, qui aura l'honneur de nous accueillir pour une soirée et une nuit. Entre lande et océan, s'étend le village que nous visitons avant de nous endormir.

Demain, suivant notre programme, nous filons vers la République d'Irlande, nous quittons pour quelque temps le Royaume-Uni.

jeudi 12 mai 2016

La Grande-Bretagne - Arthur Leroy et les châteaux (encore) !!!



Nous continuons notre route vers le nord.

Nous ne progressons pas rapidement puisqu'en cours de matinée, nous nous arrêtons au Labyrinthe du Roi Arthur.

Le parc d'attractions se trouve au sud du parc national de Snowdonia, un superbe parc que nous traverserons lors de notre périple vers le nord.

Le Labyrinthe est une vraie aventure pour les petits et les grands.

En surface, se trouve un centre d'artisanat local avec de nombreux artisans qui exposent et fabriquent leurs objets sur place. Il y a entre autre, une distillerie de gin, un sculpteur sur bois, un artisan qui fabrique des jouets en bois, un autre des objets en cire et ainsi de suite.

Mais en surface, point de Roi Arthur et toujours pas d'Arthur Leroy !!!

Tout se joue en sous-sol.

Les chevaliers des temps modernes
Après être rentré dans le Labyrinthe, nous revêtons un superbe casque ......... de chantier !!!

Puis, nous assistons à un petit film qui nous conte ce que nous allons vivre une fois que le nautonier sera venu nous chercher. Nous allons rentrer dans l'antre du dragon pour écouter et voir les aventures du Roi Arthur. Mais nous sommes au Pays de Galles et l'histoire d'Arthur n'est pas la même que celle des anglais (nous voilà mis en garde) !!!

Après quelques pas, nous voilà à l'intérieur d'une mine désaffectée. Notre passeur nous conduit jusqu'à l'embarcation qui va nous emmener au sein de la Terre. Au bout de quelques coups de rame, notre chemin est stoppé par une cascade, qui tel un rideau d'eau nous bouche la voie et nous empêche d'aller au contact d'Arthur.

Il suffit de quelques incantations et le rideau d'eau se lève, nous laissant passer et continuer notre route vers Arthur (le gallois, pas l'anglais - z'avez bien compris !!!).

Nous débarquons puis suivons notre bateleur à travers le dédale des galeries. Par endroit, le plafond est bas, si bas que nous devons presque avancer accroupi.

Le flash est interdit, il fait donc noir comme dans une mine !
Nous faisons plusieurs arrêts où nous sont contés la légende galloise (pour ceux qui n'ont pas compris) du Roi Arthur. Nous sommes sous Terre en plein son et lumière, spectacle magique pour les petits et les grands.

Différents scènes de la vie d'Arthur nous sont contées : La légende des dragons (la bataille entre un dragon blanc - les anglais - et un dragon rouge - les gallois), l'histoire des géants ou encore la bataille finale d'Arthur (avec la reprise d'Excalibur par la Dame du Lac).

La sortie de la grotte
Après une heure sous Terre, nous remontons vers l'air libre, les yeux encore remplis de la magie de la légende d'Arthur.

Avant j'étais presque Arthur Leroy ...
Et c'est à ce moment, en passage en boutique, qu'apparut Arthur Leroy. Armé de son épée (Excalibur bien sûr), de son bouclier et de sa cuirasse, Baptiste s'autoproclame Roi Arthur, qui francisé deviendra Arthur Leroy (pour ne pas être confondu avec l'Arthur anglais et l'Arthur gallois - pas d'ennui avec la propriété et le copyright anglo-saxon) !!!

... Mais ça, c'était avant.
C'est ainsi qu'est né Arthur Leroy, petit roi d'un royaume aussi grand que sa couchette dans Antipode - mais il faut bien un début !!!

Arthur et sa famille mangèrent sur le parking du Labyrinthe puis nous fîmes route à travers le parc de Snowdonia pour rejoindre nos terres nordiques.

En fin d'après midi, nous nous posons en bordure de plage sur un parking qui accepte les CC la nuit (contre espèces cela va de soi).

Petite ballade hivernale sur la plage
Nous prenons le temps de nous promener le long de la plage avant de nous enfermer à l'intérieur d'Antipode car il fait froid, très froid, le vent polaire est toujours là.

Le lendemain, c'est avec quelques averses qui nous nous mettons en route pour visiter le château de Beaumaris.

L'entrée du château
Situé sur l'île d'Anglesey, le château, et la ville du même nom, date de la fin du 13ème siècle. Il fut fondé, tout comme la ville, par Edouard 1er.

Ce château a été la dernière et le plus grande des places fortes construite par Edouard 1er au Cymru. Il est inscrit au patrimoine mondial.

Ce château ne fut jamais achevé car son coût fut exorbitant et faute de crédits, les travaux ont cessé.

Il est entouré de douves avec un bassin qui permettait aux bateaux de venir s'accoster au château.

L'intérieur avec sa belle pelouse
Ce château est surtout imposant car il comporte deux enceintes avec des douves autour de l'enceinte extérieure. L'entrée est faite d'une immense porte avec chausse-trappes, meurtrières et une série de 5 herses. Il fallait passer tous ces obstacles pour entrer dans le corps de la forteresse.

La visite de cette forteresse nous prend presque toute la matinée. Nous rentrons nous mettre à l'abri pour manger puis nous nous remettons en route pour visiter le deuxième château au programme de la journée.

Le deuxième château de la journée est lui aussi inscrit au patrimoine mondial. Il s'agit du château de Caernarfon.

La château vu de l'intérieur
Ce château, comme tous ceux que nous avons visités jusqu'à présent fait partie de la série d'édifices défensifs bâtis par Edouard 1er après la seconde guerre d'indépendance en 1282.

Pour les gallois, Caernarfon a toujours été une place importante et mythique. Les romains avaient bâtis un fort et il y a une légende d'un empereur romain qui lors d'un rêve avait eu une vision d'une jeune vierge. Cette jeune vierge devait devenir son épouse. La légende raconte qu'il partit à la recherche de cette princesse et que c'est à Caernarfon qu'il la trouva. Ils se marièrent et c'est ainsi que Caernarfon devint capitale impériale !!!

C'est pourquoi, plus tard, Edouard 1er fit de ce château, un château royal, se servant de la légende pour asseoir son règne sur les gallois.

Ce château est rempli d'histoire, pas la petite mais la grande. Le futur Edouard II est né à Caernarfon et en 1284, il fut le premier non-gallois à être couronné Prince de Galles.

Après, le château fut assiégé, détruit, assiégé à nouveau sans être repris, reconstruit mais toujours pas repris. Son histoire est très mouvementée et fait partie de l'histoire tumultueuse entre gallois et anglais.

Le château sort de l'histoire en 1646 pour renaître au cours du 19ème siècle avec un travail de restauration.

Le cercle où a été intronisé le prince Charles
C'est dans ce château que sont à nouveau intronisé les Princes de Galles. En 1911, le futur Edouard VIII fut intronisé Prince de Galles, renouant avec la tradition initiée par Edouard II. En 1969, Charles fut à son tour intronisé Prince de Galles lors d'une cérémonie d'investiture retransmise par la télévision.

Un officier du XIXème siècle

Soldat de la première guerre mondiale
Ce château renferme aussi en son sein le musée des Fusiliers royaux Gallois (Royal Welsh Fusiliers), corps d'élite présent sur tous les fronts depuis la guerre de succession d'Espagne. C'est l'occasion pour les enfants d'essayer les quelques uniformes faits pour se déguiser.

La journée bien remplie, nous quittons Caernarfon pour nous diriger vers Conwy, prochaine étape de notre périple.

Pub en pleine campagne
Consultant notre Brit Stops (notre bible des endroits gratuits pour passer la nuit), nous nous posons sur le parking d'un pub, le temps d'une nuit bien méritée.

C'est sous le gel que nous nous réveillons. Dès l'école finie, nous repartons en direction de Conwy, non pas pour visiter le château (manque de temps car nous devons rouler aujourd'hui), mais pour acheter un pull du Pays de Galles pour Florine et un casque pour Arthur-Baptiste Leroy.

J'ai enfin mon pull
Nous trouvons le pull mais pas de casque digne d'un roi. Nous quittons Conwy et avant la fin de la matinée, nous quittons aussi le Cymru, ce si sympathique pays, si accueillant avec des gens adorables.

Nous roulons toue la journée pour nous rapprocher de l'Ecosse et du port d'embarquement pour l'Irlande. Mais avant d'embarquer, nous voulons quand même visiter quelques ruines écossaises.

Sur la route ...
Alors, nous roulons et roulons toute la journée pour nous arrêter le soir au pied de l'Ecosse.

Demain, nous rentrons en Ecosse.

mercredi 11 mai 2016

La Grande Bretagne - Pays de Galles, entre châteaux et campagne


En quittant Chepstow, nous remontons la vallée de la Wye pour nous rendre à Tintern Abbey.

La rivière Wye sert de frontière, sur ces derniers kilomètres, avec l'Angleterre avant de terminer sa course dans l'estuaire de la Severn à Chepstow.

Les ruines vues de l’extérieur
Les ruines de l'abbaye se situent en contrebas du village de Tintern et en bordure de la Wye. C'est un ensemble assez vaste dans lequel nous déambulons, impressionnés par les dimensions de l'édifice.

L'intérieur de l'abbaye
C'est en ces lieux qu'un seigneur anglo-normand de Chepstow a fondé une abbaye cistercienne en 1131. Au début, se trouvait une modeste église qui fut remplacée par l'église actuelle au cours du 13ème siècle.

Avec les ruines de l'infirmerie
Autour de l'église nous admirons les ruines de l'infirmerie, agrandie au cours des siècles pour recevoir les moines âgés et les moines malades, qui possédait ses propres cuisines. Enfin, nous nous promenons dans ce qui reste du cloître, de la salle capitulaire, de la cuisine, du réfectoire et autres bâtiments (résidence de l'abbé et logements des hôtes).

Puis, nous reprenons notre route. Nous filons direction Caerphilly pour aller visiter le superbe château que nous voulions absolument visiter.

La vague polaire est bien là !
Le temps est à la pluie et au froid. Une vague de froid polaire a été annoncée et commence à descendre par le nord des îles britanniques. Nous en ressentons les assauts !!!

En arrivant à Caerphilly, la pluie, certes fine, tombe toujours. Munis de parapluies, de bonnets et autres choses qu'on met en hiver, nous affrontons le crachin gallois pour nous rendre au château.

Dès l'entrée, nous sommes impressionnés par les dimensions de ce château. Nous pénétrons dans le château par le corps de garde. Le caissier nous donne un plan et un petit jeu à faire pour les enfants. Avec des indices, ils doivent trouver des objets puis se rendre à un autre point du château pour trouver le dernier objet qui leur permettra de gagner un prix.

Il faut bien s'amuser !!
Le premier indice nous emmène vers les latrines du corps de garde. Sur les latrines, un garde (un mannequin costumé), pète abondamment lorsqu'on s'approche de lui. Les enfants sont hilares et n'arrêtent pas de faire péter le garde !!!

La tour penchée
Mais revenons à l'histoire. Cette immense forteresse a été commencée en 1268. Il fut le premier château de GB à être bâti sur un plan concentrique. Mais cet édifice a beaucoup souffert des différentes guerres civiles. En nous promenant, nous passons près de la "tour penchée" (plus penchée que celle de Pise).
A la fin de la guerre civile, le roi d'Angleterre a demandé de détruire les châteaux du Pays de Galles. Le château de Caerphilly n'a pas échappé à cette décision. Les deux grosses tours ont été minées. Seule une tour s'est effondrée, la deuxième ne s'étant qu'à moitié écroulée. C'est celle-ci que nous pouvons voir maintenant, en ruines et penchée !!!

Vue d'ensemble, sous la pluie bien sûr !
Notre quête des objets nous fait faire le tour complet du château, sous les rafales de vent froid et les averses de crachin gallois. Mais en fin de compte, nous finissons par trouver les objets. Les enfants sont ravis car ils ont gagnés ..... des autocollants et un magnet du château.

Nous retournons au CC et repartons nous exiler dans la campagne galloise. Nous nous arrêtons dans un pub pour passer la nuit. Le pub est en pleine campagne sur une petite route à peine plus large qu'Antipode. La vue du pub est splendide. Sur 180° degrés, nous pouvons admirer les verdoyantes collines galloises.

Le lendemain, la pluie a cessé mais pas le froid.

Dès le p'tit déj avalé, nous nous mettons en route car nous avons prévu deux sites à visiter dans le sud du Cymru. Après ces deux visites, nous commencerons notre remontée vers le nord du pays.

En arrivant à Raglan, le ciel est toujours au beau fixe mais il y a beaucoup de vent froid. Toujours équipés version hiver, nous entamons la visite du château de Raglan.

Le château de Raglan
Ce château, comme tant d'autres a subi diverses transformations aux cours des siècles. Mais les siècles se sont aussi chargés de destruction. Les châteaux que nous visitons ne doivent leur survie que grâce à des anciens propriétaires qui avaient coeur à restaurer leurs possessions.

Le château de Raglan a été énormément remanié. Il a perdu peu à peu sa fonction défensive (comme tant d'autres). Il servait essentiellement de faire-valoir, avec étalage de richesse, des anciens seigneurs du castel. Ils l'ont embellis, allant jusqu'à faire installer une aire de bowling et une allée avec des statues (de type antiquité).

La tour jaune
Mais le clou du château reste la "tour jaune", une impressionnante tour octogonale fermée par un pont-levis à la française (premier pont-levis à la française installé en GB).

A la fin de la visite, nous nous remettons en route pour nous rendre à Blaenavon, un peu plus au nord.

Le deuxième site de la journée à visiter se trouve sur l'ancien site des forges de Blaenavon.

Les ateliers de la forge et l’ascenseur
Ce site a produit du fer (en lingot au début) puis de l'acier pendant de nombreuses années, voire siècles. Ses produits étaient expédiés à travers le monde entier. D'ailleurs grâce à ses industries, le Pays de Galles à été le premier au monde (suite à un recensement) à avoir plus d'ouvriers que de paysans, ce qui fait que le Cymru a été le premier pays industriel au monde.

Les hauts-fourneaux
Des anciennes forges, il ne reste que deux anciens hauts-fourneaux, quelques bâtiments (qui servaient de logements aux ouvriers) et le portique qui servait d'ascenseur (qui faisait monter les produits finis qui étaient expédiés par train).

Une partie des anciens logements
Il faut noter que les anciens logements ont été habités jusqu'en 1970. D'ailleurs des reconstitutions des intérieurs des habitats à différentes époques du site font partie de la visite. C'est en flânant dans les différentes maisons que nous pouvons nous rendre compte que l'industrialisation nous a apporté la société de consommation. Plus nous avançons dans le temps, plus les intérieurs se remplissent d'objets !!!

Nous voulions aussi visiter une reconstitution d'une mine (qui a fermée en 1980) mais celle-ci est actuellement en rénovation. Tant pis, nous aurions bien aimé la visiter, histoire de faire un pied de nez à la Thatcher !!! Et puis, le pays de Galles sans les mines .... un petit goût d'inachevé.

Alors, nous continuons notre remontée en empruntant les petites routes. Nous sommes surpris par les paysages que nous traversons.

Paysage Gallois

Village Gallois
Notre route, un peu petite par moment, serpente souvent entre haies, forêts et montagnes. Les vertes forêts laissent place parfois à des paysages semi désertique (le plus souvent d'anciennes mines d'ardoise) ou à des prairies et champs ou paissent des moutons.

En fin d'après midi, nous nous posons dans un pub, le seul du village. Il fait toujours froid, un peu plus car nous sommes en altitude, mais nous nous réchauffons à l'intérieur du pub.

Demain, nous allons continuer notre remontée vers le grand nord.

Mais avant de remonter, nous devons d'abord aller à la rencontre d'Arthur Leroy !!!