dimanche 17 mars 2019

Novembre sur la Ruta Cinco !!!


Sur la Ruta Nacional Cinco

Après notre journée de repos (le lendemain de notre départ à vélo !!!), nous avons quitté Altamira, et nos nouveaux amis, pour nous arrêter chez Marcos à Chivilcoy (muchas gracias por todo).

Avec notre hôte, Marcos


La place centrale de Chivilcoy


Puis de Chivilcoy, nous nous sommes dirigés vers Bragado pour une nuit. Finalement, compte tenu de la météo, nous y sommes restés une journée de plus.
Nos étapes sont ponctuées de plusieurs pauses et poses.

Nous continuons à être sollicités tout le long de notre route. Nous avons eu droit à un shooting photo de la part d'une artiste photographe qui travaille sur un projet sur la brièveté de la vie et la façon de la remplir.
Ces arrêts photos, nous permettent de discuter et de faire connaissance avec le peuple argentin, ceux qui ne vivent pas dans la capitale mais qui font le pays.
Les gens rencontrés sont de tout coeur avec nous et spontanément nous aident.

Bragado


Depuis Bragado, nous avons quand même avancer vers notre destination Bariloche (notre point de départ de la Ruta Cuarenta). 


Nous sommes passés par 9 De Julio, Carlos Casares, Pehuajo, Juan José Paso, Trenque Lauquen, Pellegrini, Lonquimay et enfin Miguel Riglos.

Nous sommes toujours autant sollicités pour des photos sur les bords de route ou bien en ville. Nous répondons aussi aux questions qui nous sont posées. Ces moments nous permettent de rencontrer les Argentins (ce qui est notre but et volonté).

De ces rencontres naissent des moments inoubliables qui resteront graver à jamais en nous.

Juan José Paso, un air d'Amérique du Sud



A l'hôpital, avec le personnel souriant

Notre chambre d'hôpital !!!




Alors que nous étions dans la ville de Juan José Paso, des employés municipaux sont venus discuter. De fil en aiguille, nous sommes partis vers l'hôpital, notre lieu de villégiature d'une nuit. Nous avons dormi dans un bâtiment inoccupé de l'hôpital. En plus d'avoir mis ce lieu à notre disposition, le personnel de l'hôpital s'est occupé de nous (lits, repas, petit déjeuner).

Arrivés à Trenque Lauquen

Diego, notre hôte de deux soirées !!!


Asado, avec des amis de Diego (1er soir)

Asado, avec des amies cyclistes (2ème soir)



Puis à Trenque Lauquen, nous avons été accueillis par Diego, cycliste et personne au grand coeur qui nous a ouvert sa maison pour deux jours. Diego, cycliste dans l'âme, nous a accompagné entre Trenque Lauquen et Pellegrini. En cours de route, nous avons été rejoint par Hernan, cycliste et ami de Diego résidant dans la ville de notre prochaine étape.

Arrivée en peloton à Pellegrini

El Palacio de Pellegrini, la mairie !!!

Notre dortoir à Pellegrini




Hernan avait aussi convié d'autres cyclistes pour notre arrivée à Pellegrini. Notre arrivée à Pellegrini s'est faite en peloton d'une dizaine de cyclistes. Nous avons été logés dans les dortoirs du complexe sportif du club Huracan.



Le lendemain, Hernan a roulé avec nous entre Pellegrini et Lonquimay (avec le changement de province - nous sommes dans la Pampa !!!). 


Adios la province de BA, bonjour la Pampa !!!

Une dernière photo avec Hernan, arrivée à Lonquimay

Notre vestiaire-chambre à coucher de Lonquimay


A Lonquimay, nous avons été logés dans les vestiaires du club de foot de la ville. Alors que nous allions faire des courses pour manger, nous avons été hélés par une dame qui avait reconnu Stéphanie (suite à une interview donnée le matin même à une radio locale retransmise sur internet). Nous avons passé la soirée avec Fernanda, Raul et Delfina (leur fille qui apprend le français). Encore une excellente soirée en bonne compagnie.

Fin de soirée à Lonquimay (avec Raul, Fernanda et Delfina)



Nous avons quitté la Ruta Cinco pour aller en direction du Sud (avec un vent de face de 30 km/h).



Voilà pour cette semaine (en raccourci car vous auriez abandonné le récit en cours de route).

Nous avons rencontré beaucoup de monde et gouté aux coutumes argentines (asado, parilla, mate, ...).



PS : deux nouvelles interviews des Antipodiens - en espagnol - une pour une télé régionale et une pour une radio locale !!!


Muchas gracias por todo

Gracias a ellos todos los que nos ayudan


Viva Argentina 🇦🇷️🥇🚲


samedi 16 mars 2019

Reprise et première fête argentine !!!

Depuis ce matin, nous sommes sur les routes argentines.


En route vers l'infini et ... La Pampa !!!


Nous avons :

1. Traversés une autoroute en poussant les vélos car le chemin était de l'autre côté (sur les conseils d'un cycliste argentin) !!!

2. Remontés la même autoroute à contresens en roulant sur la bande d'arrêt d'urgence pour reprendre la route qui longeait l'autoroute (après échanges avec les employés de l'autoroute qui nous ont dit que c'est comme ça qu'il faut faire) !!!



La gare d'Altamira, notre lieu d'un soir ou plus !!!

Réveil au soleil de novembre

Altamira

Puis nous allons :
Dormir dans une gare désaffectée, bâtiment officiel de l'Etat argentin. Nous avons demandé à des habitants où nous pourrions dormir. Coup de fil et voilà tout le village au courant de la famille française qui cherche un lieu pour dormir. Résultat, on nous ouvre la gare désaffectée pour qu'on puisse dormir tranquille !!!

Nous aimons :
Les argentins pour leur gentillesse (à la ville comme à la campagne)
Le lendemain de notre départ de BA, c'est jour férié en Argentine, alors, nous avons été invités à partager le cochon rôti avec notre hôte et ses amis (des musiciens faisant partie d'une quinzaine de groupes de rock locaux).🍖

A table, découpe de la bête

Nous avons aussi assisté à des courses de chevaux (montés par des gauchos - des vrais de vrai).🐎🏇

Gauchos
Nous avons donné une interview (en espagnol) à la chaîne de TV locale !!!🗣
Notre hôte est chanteur dans un groupe de rock et président d'un grand club de motard argentin !!!👨‍🎤🏍

Il a prévenu ses amis le long de notre route pour nous accueillir !!!

Nous avons aussi fait connaissance avec un héros national : le seul soldat argentin décoré de la plus haute distinction militaire argentine (gagnée lors de la guerre des Malouines). Il est allé une fois à Paris pour serrer la main d'un soldat anglais (invité lors d'une cérémonie officielle de réconciliation).🎖

Quand un héros argentin rencontre un héros français

Et maintenant, nous sommes plus fatigués qu'une journée de vélo !!!
😴😴😴

Test de produits locaux !!!

Viva Argentina !!!
🇦🇷

Viva Argentina

Vélos emballés, véhicule chargé, nous sommes prêts à partir vers un nouveau continent. Levés de bonne heure, nous procédons à l'enregistrement des bagages et vélos et attendons le départ pour Madrid puis ensuite Buenos Aires.

A l'enregistrement

Journée de 18 heures !!!

Après 18h de trajet, nous sommes arrivés à Buenos Aires.
Les vélos sont encore en transit, nous les attendons. Ils devaient arriver ce matin à l'aéroport puis nous être livrés dans l'après-midi. En mode attente de nouvelles d'Iberia !!! 🤨🤨🤨
Beaucoup de fatigue et encore du stress à venir !!!

Buenos Aires sous le soleil printanier.

Après notre épisode "j'attends les vélos", nous voici en mode "touriste".

Visite du jardin botanique

Comme à notre habitude, nous déambulons dans les rues de la capitale au gré de nos envies. Nous sommes allés au cimetière de la Recoleta, vaste cimetière qui enferme en son sein les mausolées des grandes familles argentines (dont la tombe d'Evita). Nous aurions pu passer la journée à l'intérieur tant il y a de choses à voir dans ce lieu.

La tombe d'Eva Duarte Peron (la célèbre Evita)

Toujours dans notre visite du passé argentin, nous nous sommes rendus sur la Plaza de Mayo, emblème de la résistance féminine lors de la dictature nationaliste.
Enfin, nous avons visité le musée des arts hispano-américain.
BA est une ville vivante, toujours en mouvement, une invitation à ne pas rester inactif malgré la chaleur. Nous avons ressorti les shorts et autres tenues estivales.

Plaza de Mayo, symbole de la résistance des mères !!!

Nous continuons nos déambulations dans les rues de Buenos Aires. La visite du quartier coloré de la Boca était incontournable, c'est chose faite. Nous avons même foulé la pelouse du mythique stade de la Bombonera puis, à la recherche de la zenitude, nous avons visité le jardin Japonais.

Diego, le pied avant la main !!!

La Boca, populaire et coloré

Déambulation dans la Boca

Le Jardin Japonais

Sur le mythique stade de la Bombonera !!!
Goaaaaaaaaaaaaaaalllllllll !!!!!!!

vendredi 15 mars 2019

Tour d'Europe 2015-2016



Itinéraire de notre tour d'Europe avec Antipode en 2015-2016, de l'Ardèche à Varna en Bulgarie.



Arrivés

La séance de rattrapage continue !!!

Arrivés !!!

Notre voyage de la Mer Noire à la Mer du Nord a pris fin cet après-midi (le 12 septembre 2018) avec notre arrivée à bon port (après une montée de 11 km et 600 m de dénivelé positif - sans pousser les vélos).

Premier bilan

Une famille heureuse de ce qu'elle a fait
4 835 kms
19 013 m de dénivelé positif
104 jours sur les routes d'Europe
88 étapes (hôtel, camping, pension, bivouac, famille, amis, ...)
3 grands fleuves (Danube, Rhin et Rhône), des canaux (Bourgogne, Centre, ...) et de nombreuses rivières (Kocher, Jagst, Neckar, ...).

Nous allons nous "reposer" avant de préparer la suite de notre aventure vers d'autres cieux.

Nous allons aussi en profiter pour mettre à jour le blog et de monter les vidéos.

Merci à tous ceux qui nous ont soutenus, qui nous ont encouragés ou qui nous ont seulement suivis.

Pas d'adieu, un simple au revoir, un grand merci et le voyage continue.



La traversée de l'Europe en vidéo

Séance de rattrapage avec mises en ligne des vidéos de notre traversée de l'Europe en vélo. Nous n'avons pas fait d'articles car nous n'avions pas d'ordinateur !!! A l'époque, nous voyagions léger !!!


La Bulgarie et la Roumanie




La Serbie





La Hongrie





L'Autriche






L'Allemagne








Les Pays-Bas




La Belgique



mercredi 3 octobre 2018

Infidélité sur l'EV6 en Hongrie !!!

Nous quittons Sombor après avoir réparé une crevaison sur le Vél'Antipodes de l'antipodien sénior mâle !!!

Le temps s'est amélioré, les nuages font place au soleil et nous roulons vers la frontière serbo-hongroise. Nous roulons sur des routes peu passantes, quelques voitures, rien de plus.

Nous atteignons la frontière en début d'après-midi. Nous passons la frontière serbe sans encombres. Puis nous nous dirigeons vers le poste frontière hongrois.

D'emblée, nous sommes saisis par les grillages et barbelés neufs qui forment la frontière. Trump en a rêvé, Orban l'a fait !!! C'est un véritable mur de fer qui ferme la frontière. En plus de toute cette ferraille clinquante et rutilante, il faut ajouter les pick-up de la police qui tournent en permanence avec les cages pour les chiens dans la benne arrière !!! On a l'impression d'être dans un film aux accents hollywoodiens !!!

Nous présentons nos passeports au douanier de faction à l'entrée du camp "Welcome en Ungary". Pas un mot de sa part, pas de sourires. Super l'ambiance de l'autre côté du rideau bling bling !!! Il nous rend nos passeports. Nous souhaitons nous éloigner à grands coups de pédales de ce lieu peu rassurant. Nous voulons partir mais le douanier a oublié d'ouvrir la barrière. Au bout de quelques minutes, voyant que nous sommes toujours là à attendre son bon vouloir, il réalise son erreur et ouvre la barrière, toujours sans un mot, sans excuses ou quoi que se soit !!!

Un air d'antan
Nous sommes en Hongrie !!! Chic pourrait-on dire ? On se regarde et disons que notre passage sera assez rapide si tout le pays est à l'image des quelques minutes que nous venons de vivre !!!

Nous nous éloignons de la cloison anti migrants d'Orban en croisant les voitures de police qui patrouillent et nous regardent comme des migrants qui ont réussi à passer leur mur de la honte !!!

Nous finissons par trouver un camping pour dormir. Il nous faut aller à l'hôtel pour se faire faire enregistrer (l'hôtel a été réquisitionné pour accueillir des renforts de la police des frontières - l'ambiance camp d'internement continue !!!).

Le soir, en planifiant la journée du lendemain, Stéphanie propose d'être infidèle au tracé de l'EV6, fidèle fil rouge que nous suivons depuis notre sortie de Bulgarie. Nous avons déjà visité Budapest, nous avons déjà visité l'Est de la Hongrie (avec les vignobles de Tokay) mais nous n'avons jamais fait l'ouest avec le lac Balaton. La décision est prise, plutôt que suivre les digues qui longent le Danube (et les gardes frontières qui patrouillent non loin du Danube), nous choisissons de passer le lac Balaton.

Exit les rives du Danube et ses digues planes, nous allons avoir du relief et du dénivelé pour nous faire les jambes !!!

En traversant, nous voilà infidèles à l'EV6 !!!
Dès le lendemain, nous quittons l'EV6, prenons un bateau pour traverser le fleuve et roulons en direction du lac Balaton. Nous cherchons désespérément un magasin pour faire les courses, mais il n'y a rien dans les villages que nous traversons. Heureusement que nous avons un stock de survie dans les sacoches et donc, nous puisons dans celui-ci pour le repas du midi.

En quittant l'EV6, nous quittons aussi un certain confort pour rouler, nous avons abandonné les digues et chemins réservés aux vélos pour les routes. Nous avons opté pour un itinéraire empruntant les petites routes. Nous avançons à un bon rythme. Mais notre cadence va s'effondrer à cause d'un élément extérieur que nous appellerons PVTG (Putain de Vent dans Ta Gueule !!!). Nous subissons un PVTG de 30 km/h de face qui nous oblige à revoir notre route pour dormir.

Nous changeons de plan, et terminons notre journée à Bataszèk. La ville a l'air sympa mais il n'y a rien pour dormir sauf un vieux motel pour routier qui a l'air d'être abandonné !!! Nous décidons de tenter notre chance dans ce motel digne d'un film d'horreur des années 70 !!! Nous sommes accueillis par le patron, un jeune d'une trentaine d'années qui nous indique qu'il y a une chambre qui peut nous accueillir mais il n'y a que 3 lits. Nous discutons et lui expliquons que ce n'est pas grave, nous avons des matelas et qu'un des enfants peut dormir parterre sur un matelas. Nous emportons la manche et montons dans notre lieu de villégiature d'une soirée. Notre chambre, telle une capsule temporelle, nous transporte dans un autre monde où se côtoie toxicos et alcolos à la dérive, sensation de vieux film américain glauque de série B avec un budget de SDF !!!

Le camp des bleus, naufragés du PVTG
Nous nous installons, nous installons aussi les vélos dans la salle de restaurant qui ne sert plus depuis longtemps, puis nous redescendons voir le match France-Argentine. Sur la terrasse, deux clans se dessinent, d'un côté les hongrois et de l'autre les 4 français, naufragés d'un PVTG, d'un côté les supporters argentins, de l'autre les 4 supporters français. La bonne humeur hongroise fait rapidement place à une mine renfrognée, faute à leurs idoles d'outre-Atlantique incapables de contenir la marée bleue (petit moment de chauvinisme !!!).

Avec la fin du match et la défaite des supporters locaux, nous nous dirigeons vers le centre ville car aujourd'hui, c'est la fête avec concert et feu d'artifice. Nous sommes rapidement au centre ville et déambulons dans les divers stands qui proposent toutes choses.

C'est la fête au village !!!
Non seulement l'Argentine a perdu mais cette victoire nous a ouvert l'appétit, comme les bleus, nous avons une faim de loup. Mais que manger? Tout est écrit en hongrois, cette belle langue parlée que par les hongrois et compréhensible que par les hongrois, en bref, un truc fait par des hongrois pour des hongrois et pas pour des étrangers !!! Décidément, ce pays est difficile à appréhender (ne vous méprenez pas, nous aimons bien la Hongrie). Nous choisissons notre nourriture suivant ce que choisissent ceux qui commandent devant nous. C'est ainsi qu'on se retrouve avec une sorte de pizza dont la pâte est cuite à la friteuse et qu'on garnie ensuite avec du beurre à l'ail, puis de la crème aigre et enfin du fromage râpé !!! Et bien, c'est super bon ce truc qu'ils appellent "langos", toutefois on n'ira pas jusqu'à tenter la version sucrée (la même chose, pâte frite avec de la confiture ou du chocolat dessus). Après ça, tu n'as plus faim. Nous jetons un coup d'oeil au concert qui commence puis comme la fatigue arrive, nous retournons dans notre motel "red is dead" (expression familiale tirée du film de "Les Nuls" - pas de définition possible car il faut vivre le "red is dead"). Demain, nous attaquons la montée vers le lac Balaton.

Le lendemain, le vent a nettement diminué, ce qui nous permet de rouler à un bon rythme bien que le dénivelé commence à augmenter. Nous sommes un peu plus chargés que la veille car nous avons pu nous ravitailler auprès du magasin SPAR, ouvert le dimanche matin mais fermé le samedi après-midi !!! En Hongrie, les magasins ferment tous le samedi vers 11h00 du matin pour ne rouvrir que le matin ou à de rares exceptions (grandes enseignes) le dimanche matin. En général, les magasins ouvrent tôt le matin entre 06h00 et 07h00 pour fermer tôt dans l'après-midi. Nous avons même vu des magasins qui ouvraient à 05h30 pour fermer à 13h00 !!!

En route vers Balaton
Alors, malgré le vent résiduel et notre chargement en victuailles, nous gardons une bonne cadence. Le soleil est aussi de la partie, ce qui nous laisse entrevoir une journée chaude, constat qui se révèlera être vrai !!! Nous nous arrêtons en fin de journée complètement rincé par cette chevauchée dominicale (surtout nous les vieux antipodiens, car en ce qui concerne le junior n°2 - Baptiste - il continuera à faire des tours de vélos dans le camping !!!). Nous sommes satisfaits de notre journée car nous avons traversé de charmants villages hongrois, totalement différent de ce que nous avions vu jusqu'à présent.

J'ai pas assez pédalé, alors je continue !!!
Le vert du maïs tranche avec le jaune des tournesols
Après une nuit réparatrice, nous avons repris notre route vers le plus grand point d'eau douce de le Hongrie avec parfois une pente un peu plus raide et un itinéraire très passant (les vacances ont débutées et avec elles son flot de touristes convergeant vers le lac).

Voguons sur sur le maïs
Enfin, nous quittons la grande route pour une piste cyclable qui nous amène aux abords du lac Balaton. Mais avant de rejoindre celui-ci, il nous faut contourner une autoroute, une route express, une voie ferrée et le centre ville de Siofok !!! Une sorte "d'escape game" à la hongroise avec un GPS difficile.

Finalement, nous triomphons et arrivons sur les bords dudit plan d'eau. Nous nous apercevons que les rives du lac ne sont qu'une énorme station balnéaire avec résidences hôtelières, boîtes de nuit, bar à touristes, restos à touristes et campings.

Balaton, nous voilà !!!
Nous faisons un petit tour sur la berge du lac avant de nous rendre vers le camping que nous avons choisi, légèrement à l'écart des trucs à touristes. En fait, les touristes sont à l'intérieur du camping !!! Nous finissons par planter les tentes sur un endroit réservé aux courts séjours, un bout de terre sans ombre où ils parquent les tentes !!! Nous ne sommes pas loin des sanitaires et de la piscine, objet de tous les désirs de nos deux juniors, qui s'empresseront de mettre leur maillot et de filer dans la baignoire géante du camping.

Tranquillité, non grosse chaleur !!!
C'est la période des vacances et jusqu'à présent nous étions habitués à ne rencontrer quasiment personne dans les campings, à être tranquille le soir (car les cyclorandonneurs se couchent tôt et se lèvent tôt). Ce n'est plus le cas, il y a plein de monde .... en vacances avec des horaires de vacanciers. Nous ferons avec pour le restant du voyage.

Siofok
Nous avons décidé de nous octroyer une journée de repos. Nous consacrons cette journée à la visite de la ville de Siofok, des abords du lac et au ravitaillement en combustible pour le réchaud.

Fin de journée sur le lac
Nous finissons par trouver ce qui nous faut pour faire fonctionner le réchaud à essence (jusqu'à présent, nous avions une bouteille de gaz - c'est un réchaud multi combustible). De retour au camping, je commence à démonter le réchaud pour changer le gicleur (en suivant scrupuleusement les instructions de la notice d'utilisation) avant d'effectuer les essais avec de l'essence. Je termine l'étape 1 et ai la sensation avant de passer à l'étape 2 qu'une pièce est tombée lorsque j'ai dévissé la coupelle du dessous. Je lis le début de l'étape 2 qui me dit de faire attention à ne pas perdre l'aiguille de secouage qui se trouve à l'intérieur de la coupelle !!! Tilt, je comprends que la pièce qui est tombée porte le patronyme d'aiguille de secouage !!! Me voilà ensuite pendant plus d'une heure à 4 pattes en train de chercher une aiguille dans une botte de foin (une pièce qui a la taille d'une rognure d'ongle !!!). J'ai eu beau couper l'herbe au couteau aux alentours de l'endroit où j'ai senti quelque chose tombé, je ne l'ai pas retrouvé. Ce que j'ai retrouvé par contre, c'est le vent qui décoiffe les cheveux lorsque tu pédales à toute vitesse vers le seul magasin qui vend des réchauds de camping !!! Nous continuerons donc le voyage avec deux réchauds, un d'une grande marque française qui ne fonctionne qu'avec les bouteilles de cette marque et un réchaud d'une marque internationale qui fonctionne partout avec tout plein de combustible différents mais seulement quand il est entier !!! En tout cas, nous avons mangé chaud ce soir-là bien que c'était mal prévu au départ !!!

Mer jaune et verte qui borde la route
Après notre journée de repos, nous avons repris la route vers Györ, ville que nous avions déjà visitée deux ans auparavant lors de notre transhumance vers Varna. C'est une ville charmante que nous aimons, principalement pour son centre ville historique.

Sur la route de Györ
Mais avant de rejoindre Györ, il nous faut suivre une route nationale très fréquentée. Nous devons redoubler d'attention mais le paysage en vaut la chandelle. Nous avons l'impression de naviguer dans une mer d'or et d'émeraude tant les bords de route sont bordés de tournesols en fleur. Nous continuons aussi à traverser de charmantes villes et villages tout aussi tranquille que les tournesols qui ondulent sous la brise et donnent l'impression d'être vivants. Nous sommes sous le charme de cet aspect de la campagne hongroise.

Toujours sur la mer verte et jaune
Après être montés, nous descendons pour rejoindre Györ, qui se trouve tout proche du Danube. Nous allons vers le même camping que la dernière fois (un peu moins "red is dead" car il a subi des rénovations).

A peine installés, nous remontons en selle pour aller faire un tour en centre ville et déambuler dans ses vieilles rues qui ont conservées le charme de l'Empire austro-hongrois. Nous aimons cette ville. Le soir, nous sacrifions au rituel de Györ, manger autour du feu qui a fait cuire nos aliments, un BBQ tout simplement.

Györ, le centre ville

Dans le centre historique

Vers l'évêché de Györ

Lutin casqué sur la grand'place
Nous ne restons qu'une nuit et reprenons la route le lendemain pour nous diriger vers la frontière slovaque. C'est à Györ que nous retrouvons aussi l'EV6, que nous avions abandonnée quelques jours plus tôt.

Nous retrouvons les pistes cyclables et les cyclistes de l'EV6, ce qui est nouveau pour nous car nous n'en avions pas rencontré beaucoup depuis notre départ. Il faut dire que nous sommes sur le tronçon qui relie Vienne et Budapest.

Dernière nuit en Hongrie
Nous longeons les routes grâce aux pistes cyclables et avançons en direction de la frontière. Le soir, nous passons une dernière nuit à Rajka. Le temps devenu menaçant dans l'après-midi, devient vraiment furieux en début de soirée et laisse manifester sa colère en la déversant durant un orage. Comme c'est le soir, nous savons déjà que nous plierons les affaires mouillées le lendemain matin en quittant le camping.

Nous plions effectivement les affaires mouillées, nous les ferons sécher lors de notre prochaine étape.

Plus que quelques kilomètres en Hongrie et nous passons, sans nous en apercevoir, en Slovaquie. Comme quoi, il est plus facile de quitter la Hongrie que d'y rentrer !!! Pas de barrière métallique, pas de douaniers, pas de chiens, .... rien qui matérialise la frontière.

Bratislava, capitale slovaque
L'EV6, nous conduit tout droit à Brastislava, ville que nous avions visitée l'année précédente. Nous ne ferons qu'une halte en Slovaquie (en plus des pauses pipis) pour nous restaurer dans un restaurant typique du centre ville, un restau de la chaîne du clown aux arches d'or !!!

Après ces agapes slovaquo-américaines, nous continuons notre route vers le prochain pays, celui qui pleut tout le temps lorsque nous y sommes, l'Autriche.

Alors, me direz-vous, pluie ou pas pluie ?

La réponse pour bientôt.